St. Petersburg,
February 23, 1841.
My Lord,—...The memorandum of Prince Metternich, suggesting the establishment of a Turkish Commissioner in the Holy Land, for the protection of Christian Pilgrims, and Travellers, and proposing a joint, or simultaneous application from the European Powers to the Porte, in which France might take a part, and thus be drawn out of her isolated position, has been coldly received by the Russian Government. Count Nesselrode said it did not appear to him a necessary or desirable measure, and that the Consuls in Syria were adequate to protect the Europeans, whom Commerce, piety, or curiosity might attract to that Country....
The Emperor and his Ministers seem to think that age, and a great sense of the responsibility that is upon him, have of late much increased Prince Metternich's natural caution and timidity.
I have the Honour to be with the Highest Respect, My Lord,
Your Lordship's most obedient Humble Servant,
Clanricarde.
The Viscount Palmerston, G.C.B.
Mémoire of the King of Prussia dated February 24, 1841, delivered to Lord Palmerston by Baron Bülow.
Les événements importants qui viennent de s'accomplir en Orient, ont replacé sous l'autorité souveraine du Sultan la Palestine et y ont rétabli l'état politique qui existait avant l'occupation de Méhémet Ali. Ce n'est pas par ses propres moyens que le Sultan a réussi à expulser son vassal rebelle de cette contrée, berceau du christianisme et cher à toutes les communions de la grande Eglise chrétienne. Le chef de la religion musulmane doit ce succès à un Traité que quatre des Puissances chrétiennes ont conclu avec lui et qui a reçu son exécution par la valeur chevaleresque de militaires chrétiens. Plus le noble désintéressement des Puissances qui ont porté secours à l'Empereur des Ottomans, leur fournit des titres à sa reconnaissance moins il peut être douteux que ces mêmes Puissances sont pleinement en droit de réclamer de ce souverain des concessions dans un but purement spirituel et uniquement destinées à relever l'exercice du culte chrétien de la triste condition où il se trouve dans la contrée même qui l'a vu naître.
Le Roi, notre auguste maître, a saisi cette idée. Profondément attaché à ses convictions religieuses et pénétré de ses devoirs comme Prince chrétien, Sa Majesté se reconnaît dans le concours de la Prusse aux stipulations du 15 Juillet 1839 un droit et se sent la vocation de signaler à l'attention des autres Puissances chrétiennes l'opportunité du moment actuel et les précieuses facilités qu'il offre, pour obtenir du Grand-Seigneur l'amélioration du sort des chrétiens qui habitent la Terre sainte, l'affranchissement de leur culte et l'établissement d'institutions qui garantissent à l'avenir aux Chrétiens de toutes les confessions le libre accès des lieux, objets de leur vénération et témoins des événemens sur lesquels repose l'espérance de leur salut éternel.
Sa Majesté est persuadée que les autres Souverains partageront les sentiments qu'Elle professe Elle-même. D'ailleurs il est incontestable que depuis une demi-siècle, les esprits les plus élevés ont déjà plaidé la cause que le Roi, notre auguste maître, recommande à la sollicitude des grandes Cours Européennes. Il serait superflu de citer des noms, mais le nombre et la qualité des voyageurs de toutes les nations et de toutes les confessions chrétiennes, qui affluent à Jérusalem, attestent déjà que la Chrétienté prend toujours un vif intérêt aux lieux saints et que cet intérêt, loin de se refroidir, se ravive avec le progrès que l'esprit religieux fait en Europe.