J'aurais suivi dans leurs modifications toujours en rapport inverse de la dépravation des mœurs, et se faisant pures et sentimentales d'autant plus que la société était corrompue et impudente. Ce serait un traité d'art complet, car la musique, la peinture, l'architecture, la littérature dans toutes ses formes: théâtre, poëme, roman, églogue, chanson; les modes, les jardins, les costumes même, tout a subi l'engouement du rêve pastoral. Tous ces types de l'âge d'or, ces bergères qui sont des nymphes et puis des marquises, ces bergères de l'Astrée qui passent par le Lignon de Florian, qui portent de poudre et du satin sous Louis XV., et auxquels Sedaine commence, à la fin de la monarchie, à donner des sabots, sont tous plus ou moins faux, et aujourd'hui ils nous paraissent niais et ridicules. Nous en avons fini avec eux, nous n'en voyons plus guère que sous forme de fantômes à l'opéra, et pourtant ils ont régné sur les cours et ont fait les délices des rois qui leur empruntaient la houlette et la panetière."

[58] See his Apologie for Poetrie (Arber's reprint, London, 1869), p. 63.

[59] See vol. iii. of the present edition (Glasgow, 1901), p. 8.

[60] See the discussion in book iv. of the Galatea.

[61] These borrowings have been pointed out by Sr. D. Marcelino Menéndez y Pelayo in his Historia de las ideas estéticas en España (Madrid, 1883-1891), tom. ii., vol i., p. 108-109: " ... el sentido de esta controversia es enteramente platónico, y derivado de León Hebreo, hasta en las palabras, de tal suerte, que podríamos suprimirlas, á no ser por la reverencia debida á todas las que salieron de la pluma de Cervantes, puesto que nada original se descubre en ellas, y aun la forma no es por cierto tan opulenta y pródiga de luz, como la de El Cortesano."

Sr. D. Adolfo y San Martín, in his Castilian translation of my History of Spanish Literature (Madrid, 1901) which he has enriched with many valuable notes, observes (p. 325) that Cervantes, when writing the preface to the First Part of Don Quixote in 1604, evidently did not know there were in existence at least three Spanish renderings of the Dialoghi—one of them, published at Madrid in 1590, being by the famous Inca, Garcilaso de la Vega.

For León Hebreo (or Judas Abarbanel) see Solomon Munk, Mélanges de philosophie juive et arabe (Paris, 1857), pp. 522-528 and Dr. B. Zimmels, Leo Hebraeus, ein jüdischer Philosoph der Renaissance; sein Leben, seine Werke und seine Lehren (Breslau, 1886).

[62] Yet the obvious resemblances between the Arcadia and the Galatea have been unaccountably overlooked by Francesco Torraca in a monograph entitled Gl'imitatori stranieri di Jacopo Sannazaro (Seconda edizione accresciuta, Roma, 1882). "Non mi sembra, però, che la Galatea e l' Arcadia di Lope contengano imitazioni dello scrittore napoletano." (p. 23).

[63] See cap. iii., ter. 49-51.

[64] See Scherillo, op. cit., pp. ccliii.-cclx. for an interesting and striking enumeration (which might, as the commentator says, be extended) of Cervantes's debts to Sannazaro. It is quaint and significant to find that while Sannazaro in his Prosa duodecima alludes apologetically, but with excellent reason, to il mio picciolo Sebetho, Cervantes in his sixth book, with no reason of any sort, introduces las frescuras del apacible Sebeto.