Depuis le départ de votre Majesté les complications diplomatiques ont augmenté bien péniblement et la position est assurément devenue bien difficile mais le Ciel n'abandonnera pas ceux qui n'ont d'autre but que le bien du genre humain.

J'avoue que la nouvelle de la possibilité de l'abandon de votre voyage en Crimée m'a bien tranquillisée parce qu'il y avait bien des causes d'alarmes en vous voyant partir si loin et exposé à tant de dangers. Mais bien que l'absence de votre Majesté en Crimée soit toujours une grande perte pour les opérations vigoureuses dont nous sommes convenus, j'espère que leur exécution n'en sera pas moins vivement poussée par nos deux Gouvernements.

Le Prince me charge de vous offrir ses plus affectueux hommages et nos enfants qui sont bien flattés de votre gracieux souvenir, et qui parlent beaucoup de votre visite, se mettent à vos pieds.

Avec tous les sentiments de sincère amitié et de haute estime, je me dis, Sire et cher Frère, de V.M.I. la bien bonne Sœur,

Victoria R.

H.M. Eugénie, Empress of the French.

From a miniature by Sir W. K. Ross at Windsor Castle

To face p. 120, Vol. III.