PLUVIÔSE,
cinquième mois de l'année républicaine;
il tire son nom des pluies
qui tombent généralement avec plus d'abondance pendant ce mois.

VENTÔSE,
sixième mois de l'année républicaine,
ainsi nommé des giboulées qui ont lieu, et du vent
qui vient sécher la terre pendant ce mois.

{264}

GERMINAL,
septième mois de l'année républicaine, et le
premier du printemps;
il prend son étymologie
de la fermentation et du développement de la
sève pendant ce mois.

FLORÉAL,
huitième mois de l'année républicaine,
ainsi nommé de l'épanouissement des fleurs
que la terre produit pendant ce mois.

PRAIRIAL,
neuvième mois de l'année républicaine;
il tire son nom de la fécondité riante
et de la récolte des prairies pendant ce mois.

MESSIDOR,
dixième mois de l'année républicaine, et le premier de l'été;
il prend son étymologie de l'aspect des épis ondoyans
et des moissons dorées
qui couvrent les champs pendant ce mois.

THERMIDOR,
onzième mois de l'année républicaine,
ainsi nommé de la chaleur tout-à-la-fois solaire et terrestre
qui embrase l'air pendant ce mois.

FRUCTIDOR,
douzième mois de l'année républicaine;
il tire son nom des fruits
que le soleil dore et mûrit pendant ce mois.[1]

{265} Fabre d'Églantine was not the only member of the assemblies of the Revolution to deserve a place in literature. The great orators, Mirabeau, Danton, Vergniaud, Robespierre, and others, rose to a high pitch of rhetoric in their speeches. Famous apostrophes which they uttered are still current phrases: Nous sommes ici par le volonté du peuple, et nous n'ont sortiront que par le force des bayonettes.—Silence aux trente voix!—De l'audace, encore de l'audace, et toujours de l'audace! Some extracts from the orators have been given in preceding chapters, and the pamphleteers have also been drawn from; the latter, even in the pages of Desmoulins, Loustallot or Mallet, rarely attain the level of the best literature.