“Que tous les témoins interrogés dans notre enquête attestent ... qu’Epondo a perdu la main gauche parce qu’un sanglier la lui a arrachée ...;

“Qu’Epondo confirme ces attestations, avouant qu’il a menti par suggestion des indigènes de Bossunguma et Ikondja, qui espéraient de se soustraire à la récolte du caoutchouc moyennant l’intervention du Consul de Sa Majesté Britannique, qu’ils jugeaient très puissant;

“Que les témoins, presque tous indigènes des villages accusateurs, confirment que tel fut le but de leur mensonge;

“Que cette version, indépendamment de l’unanimité des affirmations des témoins et des parties lésées, se présente aussi comme la plus plausible, parce que personne n’ignore, soit la répugnance des indigènes pour le travail en général et la récolte du caoutchouc, soit leur facilité à mentir et à porter de fausses accusations;

“Qu’elle est confirmée par l’opinion, nettement formulée, du missionnaire Anglais Armstrong, qui retient les indigènes ‘capables de tout complot pour éviter de travailler, et surtout de faire le caoutchouc’;

“Que l’innocence de Kelengo étant complètement prouvée, il n’y a pas lieu à le poursuivre;

“Par ces motifs:

“Nous, Substitut, déclarons non-lieu à poursuivre le nommé Kelengo, garde forestier au service de la Société ‘La Lulonga,’ pour les crimes prévus par les Articles 2, 5, 11, 19 du Code Pénal.

Le Substitut,
(Signé) Bosco.

“Mampoko, le 9 Octobre, 1903.”