Cependant la Société emit de nouveau le désir de connaître en nature ce lépidoptère fossile. M. Duponchel écrivit une seconde fois à M. de Fonscolombe: ce fut alors que M. le comte de Saporta consentit à se dessaisir pour quelques jours de ce précieux échantillon en nous l’envoyant en communication.

Le morceau de calcaire qui porte réellement l’empreinte parfaite d’un lépidoptère conforme au dessin de M. Fonscolombe, est un fragment assez volumineux de marne gypseuse bituminifére, telle qu’on en rencontre dans une grande partie des environs d’Aix en Provence.…

Le Lépidoptère qui fait le sujet de ce rapport fait partie d’un [373] de ces genres dont les espèces assez peu nombreuses sont confinées aujourd’hui dans les îles de l’archipel indien ou dans les contrées les plus chaudes du continent asiatique. D’après ce que j’ai pu apprendre de M. Blum de Leyde, ils voltigent çà et là à l’entour des palmiers, dont peut-être ils se nourrissent à l’état de chenille.

L’individu communiqué par M. de Saporta, et que nous avons nommé SEPULTA, pour rappeler son origine antédiluvienne, appartient au genre Cyllo, et se rapproche de Rohria, Caumas et autres espèces voisines; mais il ne peut être rapporté à aucune de celles connues de nos jours, ce qui est d’autant plus vraisemblable, que les marnes schisteuses sont de beaucoup plus anciennes que la dernière catastrophe diluvienne admise par tous les géologues.

Le dessin et la forme de cet insecte sont si bien conservés, que l’on croirait qu’il a été lithographie sur un schiste; seulement il n’existe que le côté droit, lequel est parfaitement intact, une portion du corselet et une légère empreinte de l’abdomen. L’aile supérieure est en grande partie cachée par l’inférieure, et il est impossible de dire si elle offre d’autre dessin qu’un œil apical surmonté d’un point blanc; l’autre, dont on voit toute la surface, est d’une couleur gris brunâtre, comme dans les espèces voisines, avec une tache costale blanche, une bande transverse, médiane, sinuée, de la même couleur, suivie de deux yeux noirs encadrés de blanc, s’alignant extérieurement avec deux points blancs. L’extrémité de cette même aile est un peu plus pâle, presque blanchâtre, et divisée, comme chez la plupart des espèces vivantes, par deux lignes marginales brunes, parallèles. L’appendice caudal est un peu plus long que dans Rohria, mais situé de la même manière.

M. le comte de Saporta a émis plusieurs opinions géologiques sur la cause qui a produit les empreintes d’insectes dans les terrains des environs d’Aix.…

[374] Il admet … que ces marnes ont été formées couches par couches, ou plutôt feuillets par feuillets, par des dépôts fluviatiles.… Selon certaines circonstances, les différentes couches ont varié de couleur, comme on peut s’en convaincre par l’échantillon que la société a eu sous les yeux. Les plus inférieures sont colorées par du bitume et des oxydes métalliques; celle où se trouve le Lépidoptère est blanche et presque pure, ce qui permet de distinguer le dessin et probablement la véritable couleur du papillon tel qu’il était avec son incrustation.”

The plate accompanying the Report of Dr. Boisduval has been several times copied,[F] and his statements reproduced in part or referred to, as will be seen by the Bibliography at the commencement of this essay.[G] But the most extraordinary of all is an acute criticism by Lefebvre, eleven years subsequently, of which I give the following extracts,[H] from a copy of the paper in my possession slightly corrected by the author.

[72] Si de l’œil on suit les bords de la seconde aile [[Pl. I], fig. 17] qu’avec le docteur je reconnais couvrir en grande partie la première, je trouve qu’elle est, cette seconde aile, totalement arrondie dans ses contours, et je ne peux concevoir par quelle aberration d’optique il lui a vu la moindre analogie avec la seconde aile d’une de nos Cyllo; comment il lui attribue un appendice caudal, propre volontiers aux [73] espèces de ce groupe, et qui, selon lui, la termine à la manière de ceux de la Cyllo Rohria de Fab. (Voy. f. A [[Pl. I], fig. 14]).

Pour parler ainsi que le fait M. Boisduval de cet appendice, il faut nécessairement qu’il ait confondu avec cette seconde aile le dernier contour de la première, qui l’excède à partir de leur point de jonction sur le bord externe, lui attribuant comme appendice caudal cette forte dent de la première aile, qui succède à une forte échancrure, ainsi qu’il en existe dans tant de Vanessides, et qui le plus souvent y est soutenue par la troisième inférieure, ainsi que tout à l’heure elle l’y sera pour nous dans la Sepulta.