J’avoue donc que je ne puis, avec le meilleur vouloir, envisager cette empreinte autrement que je ne le fais, et que pour la considérer sous le même point de vue que notre docte confrère, il me faut faire trop violence à mes pauvres yeux..; il me faut enfin donner un démenti aux contours si bien écrits de ces deux ailes superposées.…
Et, en effet, ne voit-on pas se dessiner les bords de la première aile dans tous leurs contours; la transparence de la seconde, avant son angle anal, ne permet-elle pas de suivre encore le bord inférieur de la première, qui est un peu falqué et qui, dans l’empreinte, passe précisément sous l’articulation fémoro-tibiale de l’unique patte postérieure qui existe encore?
Toute la seconde aile ne vient-elle pas de ses bords nettement tranchés, et surtout dans le bord extérieur, couper toute la première aile sur laquelle elle est appliquée? A partir du point le plus proche de ce même bord [74] avec celui de la première aile, et presque au centre de sa forte échancrure, ne s’en détache-t-elle pas, comme au-dessus, par une marge obscure et très nettement tracée? Enfin, cette même aile ne se continue-t-elle pas seule et détachée sur le fond de la pierre, avec ses méplats voulus dans les bords postérieur et abdominal, jusqu’au-dessus du fémur de la patte déjà citée?
Je ne crois pas qu’on me puisse répondre par la négative, tant les faits sont patents.
Cet examen nous donne donc pour résultat:
1º Une aile de dessus fortement dentée et échancrée en dehors, à son bord extérieur. (Voy. fig. B [[Pl. I], fig. 16]).
2º Une aile de dessous, simple, arrondie, et sans vestige d’appendice caudal.
Si c’est chose convenue, qu’en déduire? Si ce n’est que par cette seule conformation, nous sommes actuellement en droit de décliner déjà toute espèce d’analogie entre la Sepulta et le genre Cyllo, proprement dit, et de l’éloigner des Caumus, Beroe, Rohria, et autres; et cela, d’abord, par la rondeur inerme de la seconde aile, et ensuite à la première, par cette forte échancrure, suivie d’une dent non moins énorme que soutient la troisième inférieure, caractères que n’offrent guères les Satyrides de cette section, et où la dent la plus proéminente du bord extérieur, comme à Banksia God., se prononce à l’extrémité de la première supérieure, quand il en existe une.
Je ne connais que des Vanessides qui puissent présenter en même temps des premières ailes déchirées de cette manière à leur bord extérieur, et des secondes ailes arrondies et sans dentelures. La Van. Archesia, Cr. pourrait, entre autres, nous en offrir un example. Et cependant chez les Vanessides, lorsque les premières ailes y sont ainsi dentelées et découpées, les secondes le sont égale-[75] ment, plus ou moins, par la règle assez générale qui veut que chez les Lépidoptères les secondes ailes y soient toujours plutôt munies de dentelures que les premières.
Voici donc, pour la forme des ailes, un argument en faveur de mon opinion. Passons aux dessins.