Par induction, je dirai donc que cette tache orbiculaire n’est pas encore ici à sa vraie place sous la seconde aile. Mais si je l’attribue à la première, ainsi que tout à l’heure je l’ai fait pour la petite lunule, à son tour elle s’y adapte merveilleusement bien (fig. C [[Pl. I], fig. 15]), entre la troisième inférieure et la sous-médiane, et en plus, son rejet en dehors, qui nous choquait il y a un instant, n’a actuellement rien que d’assez normal.

Allant plus loin, si la grande tache orbiculaire, fort noire, qui la surmonte, et qui à la place qu’elle occupe sous la seconde aile peut y exister sans discussion, ainsi que l’autre petite lunule blanche qui se voit au-dessus, sont reportées à la première aile (fig. C [[Pl. I], fig. 15]), elles viennent y compléter cet ensemble, qui paraît alors fort rationnel, des plus habituels, et dont au besoin nous trouverions un exemple dans la Van. Alcithoe, Cr., etc.

Et ici, il n’y a pas à s’y tromper les nervures encore existantes à cette seconde aile, sont bien représentées à leur place voulue, selon les lois de la Solénoptérologie.

[78] Or, si la nervule dont s’agit (la deuxième inférieure) est à sa place normale, la tache orbiculaire qu’elle divise n’y est pas. Donc, elle doit appartenir forcément à l’autre aile.

Puisque nous voici fixés sur la position plus que probable de ces deux autres taches de la seconde aile, convenons que pour les y maintenir il faudrait que cette aile eût précisément conservé ses écailles à cette place. C’est chose possible, mais chose peu probable.

D’après ce qui précède, je suis donc porté à croire, comme je l’ai déjà avancé, à la dénudation presque complète du dessous de cette seconde aile, et que l’action des eaux sédimenteuses qui a agi sur cette face, vu l’adhérence de toutes les écailles à l’autre éclat de cette marne qui nous est inconnue, n’a pu atteindre les portions de la première aile qu’elle abrite.

En plus, par l’analogie et le faciès de la Sepulta, ayant tout lieu de penser que le dessus de toutes ses ailes devait être d’un brun sombre, uni et privé de tout dessin tranché, ou varié de vives couleurs, par cela même, j’en induis [79] que la surface supérieure de la seconde aile n’a pu empêcher les dessins qu’elle recouvrait de paraître, sans confusion aucune, à travers la couche unicolore des écailles du dessus, généralement très fines dans les Satyrides. Leur adhérence intime à la surface inférieure de la première aile aura même dû augmenter la transparence de la seconde.

Mais avec assez de raison, on pourrait me demander à mon tour, par quel privilége, ce qui reste de non recouvert de la première aile n’a pas été altéré par ce même frottement, ou plutôt par son impression sur l’éclat qui a mis à jour cette empreinte? De cet argument ad hominem, je ne pourrais me tirer je l’avoue, qu’en arguant que nous ne voyons que par transparence les taches et dessins, fort admissibles, de la face supérieure.

Par ce que je vais ajouter encore, on pourrait en déduire que selon le besoin que j’ai de la dénudation, ou de l’intactum des écailles du dessous de cette deuxième aile, je les admets ou les repousse pour mieux soutenir l’opinion que j’avance.…

Il est de fait que par la marge obscure de la seconde aile qui se découpe si nettement sur la première, je suis forcé de reconnaître que les écailles de ses bords out dû y être plus respectées, peut-être, qu’ailleurs, pour nous apparaître encore avec une pareille vigueur; mais peut-être aussi la concordance d’une semblable marge en dessus, et qui n’aurait rien que de normal, concourt ainsi à [80] la rendre aussi visiblement nette que nous la voyons aujourd’hui?