Ah! si vous étiez mort.[21]

Je ferai de mon cœur l’urne mélancolique

Conservant du passé la suave rélique,

Comme ces coffres d’or qui gardent les parfumes;

Je ferais de mon âme une riche chapelle

Où toujours brillerait la dernière étincelle

De mes espoirs défunts.

Ah! si vous étiez mort, votre éternel silence

Moins âpre qu’en ce jour aurait son éloquence,

Car ce ne serait plus le cruel abandon.