Fait à Indianopolis, le premier jour d'août de l'an de Notre Seigneur 1844, la trentième année de l'État et de l'indépendance des États-Unis la soixante-dixième.

John H. Thompson,
Secrétaire d'État.


Lettre de lord Sydenham (Poulett Thomson), ministre du commerce d'Angleterre et gouverneur général du Canada.

Maison du gouvernement, 13 décembre 1840.

Monsieur,

Ayant déjà eu l'occasion, en Europe, de vous témoigner l'admiration que j'éprouvais, tant pour votre système d'échange que pour le zèle que vous mettez à son perfectionnement, il est presque superflu de vous le répéter; mais je ne puis me refuser le plaisir de vous en renouveler l'assurance depuis que j'ai vu l'extension que vous lui avez donnée en Amérique, et surtout au Canada.

Je ne voyais autrefois dans vos travaux qu'un moyen puissant d'augmenter les richesses littéraires des divers pays, par l'échange de leur superflu; mais je reconnais maintenant un but encore plus noble et plus utile: vous servir du terrain neutre des sciences et des arts pour faire taire les haines de race ou de parti, et unir, par un lien commun, les hommes estimables que des différences politiques ou personnelles ont trop longtemps séparés.

Veuillez croire, Monsieur, que mes vœux les plus sincères accompagnent vos efforts, et que je serais flatté de pouvoir leur prêter mon faible appui. Votre triomphe sera celui de l'humanité.

Agréez l'assurance de mon sincère dévouement,