De tout nostre nombre, trois sont morts à la Virginie, & quatre y restẽt encores, à la deliurance desquels on trauaille autant que faire se peut. Dieu par sa misericorde leur donne patience, & tire de nostre affliction le bien que sa prouidence, & bonté aggreent. Ainsi soit-il.

Of all our number, three died in Virginia, and four still remain there, for whose liberation everything possible is being done. May God in his mercy give them patience, and may he derive from our affliction whatever good is acceptable to his providence and mercy. Amen.


[80]

CHAPITRE XXXV. [i.e., xxxiv.]

[303 i.e., 305] QUEL PROFIT A ESTÉ FAICT QUANT À LA RELIGION CHRESTIENNE EN LA NOUUELLE FRANCE.

MAINTENANT quelqu'vn ayant ouy tout nostre recit à bon droict nous dira: Or sus, voila beaucoup de trauaux, que vous nous auez conté, plusieurs entreprinses loüables, & diuers accidents bien sauuages; Mais quoy? Est-ce là tout le profit quant à l'auancement du culte de Dieu? N'auez-vous couru que pour ainsi vous lasser? despendu que pour consumer, paty sinon pour encores par dessus en estre diffamez en France? Car si Canada ne rend point autre reuenu, nous vous dirons, qu'aucun, s'il n'est fol, ne trauaille pour seulement patir; [304 i.e., 306] & ne despend pour seulemẽt s'espuiser. Ains a tres-biẽ dit le sainct Apostre, Que, qui laboure, c'est en esperance de recueillir du fruict. Quel fruict doncques nous apportez-vous de vos trauaux.

CHAPTER XXXV. [i.e., xxxiv.]

[303 i.e., 305] WHAT PROGRESS THE CHRISTIAN RELIGION HAS MADE IN NEW FRANCE.