On évalue à environ dix mille hommes de renfort que recevroit le corps du centre, qui seroit alors composé: savoir des
| 18,000 qui le forment à présent | 18,000 | |
| Du renfort évalué à | 10,000 |
Le détachement du depôt du 4me legère, 15me legère.
14me, 44me, 43me, et 51me de ligne, le 2me et 12me legère rejoindront insensiblement et porteront ce corps à 30,000 hommes.
Ces trente mille hommes ne sauroient être en meilleure mains, que sous les ordres du maréchal Ney, hormis une réserve de 4 à 5 mille hommes destinés à la garde du roi, et que le roi conserveroit auprès de sa personne et feroit marcher avec le général Saligny, ou avec le général Savary quand il le jugeroit nécessaire.
Le corps du centre ce tiendrait à la hauteur d’Aranda, ses communications bien assurées avec le maréchal Bessières à Valladolid, des têtes de pont bien établies à Aranda et à Valladolid. Ce corps se nourrira par Burgos et devra non seulement maintenir la tranquillité dans cette province, mais encore assurer ses communications avec le corps de Saragosse qui occupera Tudela et Logrono.
Le corps du maréchal Bessières, fort de quinze mille hommes, devra occuper Valladolid en faisant face à ce qui arrivera d’Estramadure et de Castille, ayant ses trois divisions en échélons et se nourrissant de la province de Valladolid, Placentia, et Leon.
On enverra le maréchal Moncey pour commander le corps du général Verdier, et on chargera le maréchal du commandement de la Biscaye et de tous les derrières.
On estime qu’on peut retirer du camp sous Saragosse le 14me et 44me de ligne, 200 chevaux, et 8 pièces de canon, le reste doit être formé en trois divisions, et destiné, à maintenir la Navarre. La position de Logrono est trop près, il faut occuper au moins jusqu’à Tudela pour soumettre la Navarre, et tout ce qui bougeroit. Dans l’ordre offensif, deux divisions peuvent se porter en marche forcée sur l’armée.
6º. Il ne faut point faire une guerre timide, ni souffrir aucun rassemblement armé à deux marches d’aucun corps d’armée. Si l’ennemi s’approche, il ne faut point se laisser décourager par ce qui s’est passé, se confier dans sa supériorité, marcher à lui et le battre. L’ennemi prendra lui même probablement une marche très circonspecte: il y sera réduit du moment qu’il aura eu quelque exemple.