Ditto to ditto.

Madrid, le 13 Novembre, 1810.

“Monsieur Pereyra a reçu du maréchal Soult une réponse extrêmement aigre. Ce commissaire royal persiste dans son opinion que les mesures indiquées par le duc de Dalmatie pour l’approvisionnement de l’armée ne rempliront pas le but qu’il se propose; mais le maréchal veut être obéi. D’un autre côté le général Sebastiani l’a contraint à lui donner onze cent mille réaux. Placé entre ces deux écueils, Monsieur Pereyra a perdu courage et demande à votre majesté de le rappeller à Madrid. Le général Dufour a pris le commandement de Grenade.

“Mariano Luis de Orquijo.”

Ditto to ditto.

Madrid, 19 de Decembre, 1810.

“Monsieur le comte de Montarco était le 11 courant a Manzanares, il m’écrit que les habitans de la Manche se plaignent de ce que les troupes qui retrouvent dans la province ne les protégent pas autant que leur nombre le leur permet, que les brigands viennent leur enlever leurs grains pour les transporter dans les royaumes de Valence et de Murcie, ou dans l’Estremadoure. Ils craignent une disette et désirent ardemmement qu’il se forme de grands dépôts de grains dans des places à l’abri des incursions des partis d’insurgés. Les commandants des troupes Françaises sont d’une exigence et d’une hauteur insupportables, et les rapports faits au comte de Montarco par toutes les autorités légales du pays confirment complettement ceux que l’intendant de la Manche ne cesse de faire aux divers ministères depuis plusieurs mois.”

Madrid, le 15 Février, 1811.

“Sire,—Le préfet de Santander me remêt, en dâte du 16 Janvier, copie des offices qu’il a reçus pour la réunion de cette province au gouvernement militaire de Biscaye. J’ai l’honneur de les mettre sous les yeux de votre majesté en lui observant que cette mesure a été prise sur la proposition du général Caffarelli.

“On a demandé au préfet de Santander un état des employés civils et militaires, des moines, du clergé, et des appointemens dont ils jouissent. Il croit en conséquence que des attributions ainsi que celles des employés seront nulles des que la province sera gouvernée à l’instar de celle de Biscaye. Il ajoute que lui et les chefs principaux de l’administration sont décidés à ne travailler que sous les ordres de votre majesté et demandent avec instance que votre majesté ne les abandonne pas.