1º. Veut-il que je reste roi d’Espagne, je reste dès qu’il m’en donne la possibilité, et je supporte tous les gouvernemens militaires qu’il a établis puisqu’il les croit indispensables pendant la guerre.

2º. Préféreroit-il que je rentrasse dans la sein de ma famille à Morfontaine d’abord et l’hiver dans le midi. Je suis prêt à partir dès que je connoîtrai sa volonté. J’ajoute de plus que le parti de la retraite me conviendra beaucoup plus que l’autre dès que je saurai qu’il lui convient. Je suis sur alors qu’il aura quelques bontés pour les Français qui se sont attachés à mon soit, et que je ne serai pas à même de rendre aussi heureux qu’ils le méritent. Quant à moi, à la reine, et à mes enfans, l’empereur me faisant payer mon traitement de prince Français, nous en aurons assez, mon intention étant de vivre dans la retraite en m’occupant de l’education des mes enfans, laissant a l’empereur le soin de leur établissemens, car je ne doute pas si ce projet se verifie que je ne retrouve le cœur de mon frère, et que dans les intervalles où il se rappellera qu’il est homme, il ne trouve encore quelque consolation en retrouvant mon cœur pour lui aussi jeune qu’il y a trente ans.

Enfin j’aime mieux vivre sujet de l’empereur en France que de rester en Espagne roi nominal, parceque je serai bon sujet en France, et mauvais roi en Espagne, et que je veux rester digne de l’empereur, de la France, et de moi-même.

Marquis of Almenara to the minister secretary of state.
Translated from a deciphered Spanish letter.

Fontainebleau, Novembre 4, 1810.

“This government is very uneasy about the military operations in Portugal, from whence they receive no accounts except through England, described therefore factitiously and with the strongest hopes of resisting the French forces that oppose their army. This problem will probably be already solved and its conclusion will decide what is interesting to Spain. It is therefore very important that our government should write all it knows, and what will prove that it takes part in what belongs to both countries, because here I am often asked what is said in Madrid on this subject, and people are surprised that we limit ourselves entirely to the urgent points of our negotiation. This explains the proofs of affection which the prince royal of Sweden desired that the king should give to the emperor, being convinced that the letters of his majesty, written in his own familiar style when he explains his sentiments, produce a great sensation with the emperor.”

SECTION 3.
Letters from the prince de Neufchatel to king Joseph.

Paris, 28 Janvier, 1811.

Sire,—J’ai l’honneur de prévenir votre majesté que l’empereur par sa décision du 21 Janvier a fixé les traitemens extraordinaires qui pourront être payés en Espagne à date du 1er de l’année 1811, dans l’arrondissement des armées du midi, du nord, de l’Arragon, &c. Ces traitemens sont détermines ainsi qu’il suit.

Savoir: