«Si vous ne pouvez pas entretenir vos esclaves, vendez-les.» (Sidi
Khelil.)
«Si quelqu'un de vos esclaves vous demande son affranchissement par écrit, donnez-le-lui si vous l'en trouvez digne.» (Coran.)
«Le fidèle qui affranchit son semblable s'affranchit lui-même des peines de l'humanité et des tourments du feu éternel.» (Coran.)
«Pardonnez à votre esclave soixante-dix fois par jour, si vous voulez mériter la bonté divine.» (Hadits.)
«Ne dites jamais: mon esclave, car nous sommes tous esclaves de
Dieu;—dites: mon serviteur ou ma servante.» (Abou-Harira.)
«Si le maître commet envers son esclave une action blâmable et patente, il lui donne par là droit à la liberté; par exemple, s'il lui coupe un doigt, s'il lui arrache un ongle, s'il lui fend une oreille, s'il lui brûle une partie quelconque du corps, s'il lui arrache une on plusieurs dents.» (Cheikh ben Salomon.)
Une esclave est-elle vendue en état de grossesse du fait de son maître, l'enfant naît libre et il hérite du père.
Celle qui a donné un enfant à son maître a désormais sa place et un logement dans la tente ou dans la maison. On la désigne par une qualification particulière, qui, sans l'élever au rang d'épouse, la place au-dessus de sa première condition: elle s'appelle oum el ouled, la mère de l'enfant; et son enfant jouit de tous les droits de liberté et d'héritage, comme ses frères légitimes.
Un maître ne peut forcer deux soeurs à s'unir à lui ni à être ses concubines.
Un maître a-t-il maltraité son esclave, lui refuse-t-il la nourriture, le vêtement; lui a-t-il promis la liberté et manque-t-il à sa parole; l'a-t-il associé à son commerce et lui retient-il sa quote-part de gain, le cadi prononce.