CHAPITRE X DE SAINT JEAN.
Finnois. 1 se on waras ja ryöwäri. | Hongrois. A ki nem az ajton megyen bé az akolba; az van oroz, és gyilkos [12]. | Celui qui n'entre pas par la porte dans la bergerie des brebis... est un voleur et un larron. |
[Note 12: ][ (retour) ] Dans ces exemples, Gyarmathi a commis des erreurs volontaires. Au lieu de citer simplement le texte hongrois de l'Évangile, il l'a défiguré de manière à le rapprocher le plus possible du texte finnois. Comme le sens est toujours altéré, je relèverai chaque fois le changement. Ici, par exemple, van oroz n'a pas une tournure hongroise. Les Hongrois sous-entendent toujours le mot van, «est». Gyarmathi l'a mis pour que le v de ce mot correspondît au w du finnois waras, «voleur». Au lieu de van oroz, il y a dans le texte hongrois lopo.
Finnois 3 Ja lambat cuulevat 11 Mina olen se hywæ paimen. Hywæ paimen anda hengens lammasten edest. 14 Minå olen se hywæ paimen, joka tunnen omani ja minu tutan myôs omildani. | Hongrois És a' juhok halják az ö énekit [13] Én vagyok a' hiv [14] pásztor. A' hiv pásztor adja maga juhai-ért életét. Én vagyok a' hiv pásztor, ki tudom [15] a' magaméit és engem is tudnak [16] a' magaméi. | ... Et les brebis entendent sa voix. Je suis le bon pasteur. Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. Je suis le bon pasteur, et je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent. |
[Note 13: ][ (retour) ] Énekit veut dire «son chant». Ce mot est mis à cause du finnois œnens, quoique les deux mots ne se ressemblent guère. Il y a dans le texte hongrois szavåt, «sa voix».
[Note 14: ][ (retour) ] Hiv veut dire «fidèle». L'auteur l'a placé à cause du finnois hywæ. On lit dans le texte hongrois jó, «bon.» Dans aucune langue bon et fidèle ne sont synonymes.
[Note 15: ][ (retour) ] Le texte hongrois dit esmérem, «je connais». Tudom, qui doit se rapprocher du finnois tunnen, veut dire «je sais».--«Je sais mes brebis» n'a pas de sens en hongrois.
[Note 16: ][ (retour) ] Il y a dans le texte hongrois esmértetem, «je suis connu». Tudnak signifie «je suis su», et n'a pas de sens ici.
Finnois 16 Minulla on myôs muitta lambaita jotka ei ole tästâ lammas huonesta; ja he saawat cuulla minun âneni: ja pitâ oleman yxi lammas huone, ja yxi paimen. | Hongrois Nekem vannak más juhaim is kik nem valók ezen bárány honnyból [17] és azok fogják hallani az én énekemet [18] és kell lenni egy bárány honnynak [19] | J'ai encore d'autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie; elles écouteront ma voix, et il n'y aura qu'un troupeau et qu'un pasteur. |
22 Ja Jerusalemis oli kirkomessu, ja talwi oli. | És Jerusalembe vala templom szentelö innep, és tél vala. | Or on faisait à Jérusalem la fête de la dédicace, et c'était l'hiver. |
[Note 17: ][ (retour) ] Honny veut dire «patrie»; honnyból, «de la patrie.» Cette expression dans ce cas est absurde. On ne peut pas dire la patrie des brebis pour désigner le lieu où elles sont enfermées. Le texte hongrois dit akolból, «de la bergerie».