[Note 18: ][ (retour) ] V. plus haut.

[Note 19: ][ (retour) ] V. plus haut.


Finnois.
31
Nijn Judalaiset poimit taas kiwiä hándá kiwittaexens.

Hongrois.
Akkor a''Sidók ragadának megint követ ötet kövezni.

Alors les Juifs prirent des pierres pour le lapider.
32
Minå osotin teiile iseldaeni monda hywæs tyoetæ.

Én mutattam nektek ösömnek [20] minden [21] hiv [22] tetteit sok jo téteményeit.

J'ai fait devant vous plusieurs bonnes œuvres par la puissance de mon père...
41
Ja monda tuli hånen tygôns.

És minden tére [23] ö hozzaja.

Plusieurs vinrent l'y trouver.

[Note 20: ][ (retour) ] Ösömnek veut dire «à mon ancêtre» (c'est une tournure hongroise, le datif au lieu du génitif). Il y a dans le texte hongrois atyámnak «à mon père».

[Note 21: ][ (retour) ] Minden signifie «tous». On lit dans le texte hongrois sokan, «beaucoup». Dans aucune langue, ces deux mots ne sont synonymes.

[Note 22: ][ (retour) ] V. plus haut.

[Note 23: ][ (retour) ] Minden tére hozzája veut dire «tous revinrent». Le texte hongrois dit sokan mennek, «beaucoup allèrent», ce qui est tout différent.

Rappelons que c'est là peut-être le chapitre qui contient le plus de preuves de cette ressemblance qu'on prétend établir entre les deux langues. Qu'eût pensé le lecteur de cette affinité dont on parle tant, si nous avions dit: Dans tout le chapitre XXV des actes des apôtres, qui contient vingt-sept versets, on n'a trouvé que la ligne suivante qui donnât des exemples de similitude, ou si nous avions copié l'un après l'autre tous les chapitres dont on n'a rien cité du tout parce qu'avec la meilleure volonté du monde (nous pouvons employer cette expression), il était impossible d'y trouver la moindre ressemblance de mots?

Finnois.
Huomena saat sinâ
hånendå cuulla.
Hongrois.
Hónap fogod te ötet hallani.

Demain tu l'entendras.

Celui qui parla le premier des rapports du hongrois et du finnois fut un de ces Slaves de la Hongrie dont on a invoqué à tort l'opinion comme étant celle des Hongrois, Sajnovicz. Dans la joie de sa découverte il s'écria: Demonstratio idioma Hungarorum et Lapponum idem esse, et il écrivit une liste interminable de mots comparés. Schlœzer, on va le voir, prit plus froidement les choses, et trouva le idem beaucoup trop fort. Ce fut, je crois, Sajnovicz qui donna cette chanson esthonienne que les Hongrois devaient comprendre, et qui a toujours été pour eux fort inintelligible [24].