Attendez-moi, attendez: je viendrai et je vous guérirai[331].
[ [331] Matth., VIII, 7.
Ce qui vous agite est une tentation, et ce qui vous effraie une crainte vaine.
Que vous revient-il de ces soucis d'un avenir incertain, sinon tristesse sur tristesse? À chaque jour suffit son mal[332].
[ [332] Ibid., VI, 34.
Quoi de plus insensé, de plus vain, que de se réjouir ou de s'affliger de choses futures qui n'arriveront peut-être jamais?
3. C'est une suite de la misère humaine d'être le jouet de ces imaginations, et la marque d'une âme encore faible de céder si aisément aux suggestions de l'ennemi.
Car peu lui importe de nous séduire et de nous tromper par des objets réels ou par de fausses images; et de nous vaincre par l'amour des biens présents ou par la crainte des maux à venir.
Que votre cœur donc ne se trouble point et ne craigne point.
Croyez en moi, et confiez-vous en ma miséricorde[333].