[ [333] Joann., XIV, 1, 27.

Quand vous croyez être loin de moi, souvent c'est alors que je suis le plus près de vous.

Lorsque vous croyez tout perdu, ce n'est souvent que l'occasion d'un plus grand mérite.

Tout n'est pas perdu, quand le succès ne répond pas à vos désirs.

Vous ne devez pas juger selon le sentiment présent, ni vous abandonner à aucune affliction, quelle qu'en soit la cause, et vous y enfoncer, comme s'il ne vous restait nulle espérance d'en sortir.

4. Ne pensez pas que je vous aie tout à fait délaissé, lorsque je vous afflige pour un temps, ou que je vous retire mes consolations: car c'est ainsi qu'on parvient au royaume des cieux.

Et certes il vaut mieux pour vous et pour tous mes serviteurs être exercé par des traverses, que de n'éprouver jamais aucune contrariété.

Je connais le secret de votre cœur, et je sais qu'il est utile pour votre salut que vous soyez quelquefois dans la sécheresse, de crainte qu'une ferveur continue ne vous porte à la présomption, et que, par une vaine complaisance en vous-même, vous ne vous imaginiez être ce que vous n'êtes pas.

Ce que j'ai donné, je puis l'ôter et le rendre quand il me plaît.

5. Ce que je donne est toujours à moi; ce que je reprends n'est point à vous: car c'est de moi que découle tout bien et tout don parfait.