Dissipez les nations qui veulent la guerre[362], et brisez-les dans votre puissance.
[ [362] Ps. LXVII, 32.
Faites, je vous conjure, éclater vos merveilles, et signalez la gloire de votre bras[363]: car je n'ai point d'autre espérance ni d'autre refuge que vous, ô mon Dieu!
[ [363] Judith, IX, 11; Eccl., XXXVI, 7.
RÉFLEXION.
Il est étrange que, connaissant Dieu, toute notre âme ne soit pas absorbée dans son amour; qu'elle s'arrête encore aux créatures, au lieu de se plonger et de se perdre dans la source de tout bien. Qu'est-ce que le bonheur, sinon l'amour? et qu'est-ce que le bonheur infini, sinon un amour sans bornes? Il faut donc à notre cœur un objet infini, il faut Dieu: rien de créé ne saurait le satisfaire jamais. Que me veut le monde? Qu'ai-je besoin de lui? Que peut-il me donner? Mon cœur est plus grand que tous ses biens, et Dieu seul est plus grand que mon cœur[364]. Dieu seul donc, Dieu seul, maintenant et toujours: éternellement Dieu seul!
[ [364] Joann., III, 20.
CHAPITRE XXXV.
Qu'on est toujours, durant cette vie, exposé à la tentation.
1. J.-C. Mon fils, vous n'aurez jamais de sécurité dans cette vie; mais, tant que vous vivrez, les armes spirituelles vous seront toujours nécessaires.
Vous êtes environné d'ennemis; ils vous attaquent à droite et à gauche.