3. La nature répugne à mourir; elle ne veut point être contrainte, ni vaincue, ni assujettie, ni se soumettre volontairement.

Mais la grâce porte à se mortifier soi-même, résiste à la sensualité, recherche l'assujettissement, aspire à être vaincue, et ne veut pas jouir de sa liberté; elle aime la dépendance, ne désire dominer personne, mais vivre, demeurer, être toujours sous la main de Dieu; et à cause de Dieu, elle est prête à s'abaisser humblement au-dessous de toute créature[498].

[ [498] Pet., II, 13.

4. La nature travaille pour son intérêt propre, et calcule le gain qu'elle peut retirer des autres.

La grâce ne considère point ce qui lui est avantageux, mais ce qui peut être utile à plusieurs.

5. La nature aime à recevoir les respects et les honneurs.

La grâce renvoie fidèlement à Dieu tout honneur et toute gloire.

6. La nature craint la confusion et le mépris.

La grâce se réjouit de souffrir des outrages pour le nom de Jésus[499].

[ [499] Act., V, 41.