[ [493] Rom., VIII, 21.

[ [494] Rom., VII, 24.

[ [495] I. Joann., III, 2.

[ [496] Ps. XVI, 15.

[ [497] Ps. CXIX, 5.

CHAPITRE LIV.
Des divers mouvements de la nature et de la grâce.

1. J.-C. Mon fils, observez avec soin les mouvements de la nature et de la grâce: car, quoique très-opposées, la différence en est quelquefois si imperceptible, qu'à peine un homme éclairé dans la vie spirituelle en peut faire le discernement.

Tous les hommes ont le désir du bien et tendent à quelque bien dans leurs paroles et dans leurs actions; c'est pourquoi plusieurs sont trompés dans cette apparence de bien.

2. La nature est pleine d'artifice: elle attire, elle surprend, elle séduit, et n'a jamais d'autre fin qu'elle-même.

La grâce, au contraire, agit avec simplicité, et fuit jusqu'à la moindre apparence du mal: elle ne tend point de piéges, et fait tout pour Dieu seul, en qui elle se repose comme en sa fin.