[ [671] Ps. IV. 4.

[ [672] Ibid., 6.

[ [673] Ps. V, 4, 5, 12.

CHAPITRE X.
Qu'on ne doit pas facilement s'éloigner de la sainte Communion.

VOIX DU BIEN-AIMÉ.

1. Il faut recourir souvent à la source de la grâce et de la divine miséricorde, à la source de toute bonté et de toute pureté, afin que vous puissiez être guéri de vos passions et de vos vices, et que, plus fort et plus vigilant, vous ne soyez ni vaincu par les attaques du démon, ni surpris par ses artifices.

L'ennemi des hommes, sachant quel est le fruit de la sainte Communion, et combien est grand le remède qu'y trouvent les âmes pieuses et fidèles, s'efforce, en toute occasion et par tous les moyens, de les en éloigner autant qu'il peut.

2. Aussi est-ce au moment où ils s'y disposent, que quelques-uns éprouvent les plus vives attaques de Satan.

Cet esprit de malice, comme il est écrit au livre de Job, vient parmi les enfants de Dieu pour les troubler par les ruses ordinaires de sa haine, cherchant à leur inspirer des craintes excessives et de pénibles perplexités, pour affaiblir leur amour, ébranler leur foi, afin qu'ils renoncent à communier, ou qu'ils ne communient qu'avec tiédeur.

Mais il ne faut pas s'inquiéter de ses artifices et de ses suggestions, quelque honteuses, quelque horribles qu'elles soient, mais les rejeter toutes sur lui.