[ [678] Cor., XIII, 10.

Ils se réjouissent sans fin dans la présence de Dieu, et contemplent sa gloire face à face; pénétrés de sa lumière et comme plongés dans l'abîme de sa divinité, ils goûtent le Verbe de Dieu fait chair, tel qu'il était au commencement et tel qu'il sera durant toute l'éternité.

3. Qu'au souvenir de ces merveilles, tout me soit un pesant ennui, même les consolations spirituelles! car tandis que je ne verrai point le Seigneur mon Dieu dans l'éclat de sa gloire, tout ce que je vois, tout ce que j'entends en ce monde ne m'est rien.

Vous m'êtes témoin, Seigneur, que je ne trouve nulle part de consolation, de repos en nulle créature; je ne puis en trouver qu'en vous seul, mon Dieu, que je désire contempler éternellement.

Mais cela ne peut être tant que je vivrai dans ce corps mortel.

Il faut donc que je me prépare à une grande patience, et que je soumette à votre volonté tous mes désirs.

Car vos Saints, Seigneur, qui, ravis d'allégresse, règnent maintenant avec vous dans le ciel, ont aussi, pendant qu'ils vivaient, attendu avec une grande foi et une grande patience l'avénement de votre gloire.

Je crois ce qu'ils ont cru; ce qu'ils ont espéré, je l'espère; j'ai la confiance de parvenir, aidé de votre grâce, là où ils sont parvenus.

Jusque-là, je marcherai dans la foi, fortifié par leurs exemples.

J'aurai aussi les Livres saints pour me consoler et m'instruire, et par-dessus tout votre sacré Corps, pour remède et pour refuge.