4. Car je sens que deux choses me sont ici-bas souverainement nécessaires, et que sans elles je ne pourrais porter le poids de cette misérable vie.
Enfermé dans la prison du corps, j'ai besoin d'aliments et de lumière.
C'est pourquoi vous avez donné à ce pauvre infirme votre chair sacrée, pour être la nourriture de son âme et de son corps, et votre parole pour luire comme une lampe devant ses pas[679].
[ [679] Ps. CXVIII, 105.
Je ne pourrais vivre sans ces deux choses: car la parole de Dieu est la lumière de l'âme, et votre Sacrement le pain de vie.
On peut encore les regarder comme deux tables placées dans les trésors de l'Église.
L'une est la table de l'autel sacré, sur lequel repose un pain sanctifié, c'est-à-dire le Corps précieux de Jésus-Christ.
L'autre est la table de la loi divine, qui contient la doctrine sainte, qui enseigne la vraie foi, qui soulève le voile du sanctuaire, et nous conduit avec sûreté jusque dans le Saint des saints.
Je vous rends grâces, Seigneur Jésus, lumière de l'éternelle lumière, de nous avoir donné, par le ministère des prophètes, des apôtres et des autres docteurs, cette table de la doctrine sainte.
5. Je vous rends grâces, ô Créateur et Rédempteur des hommes, de ce qu'afin de manifester votre amour au monde, vous avez préparé un grand festin, où vous nous offrez pour nourriture, non l'agneau figuratif, mais votre très-saint Corps et votre Sang.