L'étude de M. Giuseppe Roberti: Carlo-Emmanuelle III e la Corsica al tempo della guerra di successione austriaca, m'a donné d'utiles indications sur les intrigues de l'aventurier à la cour de Sardaigne; j'ai pu compléter le tableau avec les documents des archives d'État de Turin.

Quelques notices, forcément très succinctes sur le même individu, ont paru dans diverses publications périodiques. L'article le plus récent est dû à M. Paul Gaulot (Un Roi de Corse au XVIIIe siècle. Supplément littéraire du Figaro, du 17 novembre 1906).

Quelques reproductions de gravures: portraits ou pamphlets, un fac-similé d'écriture, une planche de monnaies d'après des moulages, complètent les documents que j'ai pu recueillir sur Théodore de Neuhoff.

S. A. S. le Prince Albert Ier de Monaco a daigné accueillir cet ouvrage pour inaugurer la nouvelle Collection de mémoires et documents publiés par Son ordre. Je souhaiterais que cette étude ne fût pas jugée trop indigne de cet honneur. Je prie Son Altesse Sérénissime de vouloir bien agréer l'hommage de ma plus respectueuse gratitude.

Mon ami, M. Gustave Saige, le regretté conservateur des archives du Palais de Monaco, a été enlevé avant d'avoir vu l'achèvement typographique de ce livre qu'il avait présenté au Prince. M. Saige fut pour moi, non seulement un ami affectueux, mais encore un guide sûr et éclairé. C'est avec un profond serrement de cœur que je donne ici à sa mémoire pieusement conservée, le souvenir ému de ma reconnaissance.

J'ai trouvé auprès de son successeur, M. L.-H. Labande, le plus amical accueil. Il a dirigé la plus grande partie de l'impression de cet ouvrage auquel il a pris un bienveillant intérêt. Je suis heureux de lui dire ici combien j'ai été touché de ses attentions et de ses conseils.

M. Louis Farges, chef de la section historique au Ministère des affaires étrangères, a guidé mes recherches avec une cordiale obligeance. Il a droit à ma reconnaissance et je ne saurais manquer à l'agréable devoir de la lui témoigner.

J'ai rencontré auprès de MM. les directeurs des archives d'État de Gênes et de Turin, et de leurs attachés, une complaisance qui a singulièrement facilité ma tâche. Qu'ils me permettent de leur exprimer tous mes remerciements.

THÉODORE DE NEUHOFF
ROI DE CORSE