En face du village de Makhana sur la rive droite de la Falémé et à l’ouest se trouve le petit village de Bountou, le premier qui appartienne au Bondou dans cette région. Ce fut à Bountou qu’en 1859 M. Baur, ingénieur des mines, se livra à des essais de lavage des sables aurifères de la rivière.

Un peu au nord de Bountou, se trouve le petit village de Farabanna qui fut visité en septembre 1859 par l’aviso le Griffon. Là, la rivière se partage en un grand nombre de canaux au milieu desquels se trouvent de petits îlots. Ces canaux sont de plus coupés par des bancs de rochers qui laissent entre eux d’étroits passages.

Les ruines du petit village de Fatendi sont situées sur la rive gauche un peu au nord de Farabanna. Presque en face se trouve le petit village de Touteko. A 15 kilomètres de Fatendi se trouve Sansandig sur la rive gauche. Sur la rive droite se trouvait jadis un second village qui portait le même nom.

Tomboura que l’on trouve ensuite à 5 kilomètres de Sansandig est le village le plus considérable de cette région. En face sur la rive droite existe un petit village qui porte le même nom et qui est habité par des Peulhs du Fouta-Djallon.

Médina est maintenant en ruines et la plupart de ses habitants ont formé le petit village de Malionaki situé à 4 kilomètres environ en aval.

N’Dagan qui est distant de ce dernier de 8 kilomètres est situé sur la rive droite de la rivière. Il fut brûlé en 1857 par Brossard de Corbigny, commandant l’aviso le Grand-Bassam. Pendant l’occupation de Kéniéba il servit de magasin de dépôt et on y avait élevé un petit blockhaus. De N’Dagan partait une route de vingt mètres de large allant à Kéniéba. On n’en trouve plus traces aujourd’hui.

Jusqu’à Débou, nous ne trouvons plus que des ruines et des villages de culture de peu d’importance. C’est dans cette région que se trouvait autrefois le village de Kakoulou, capitale de l’ancien état malinké de Countou. Il fut détruit par Maka-Djiba, l’un des premiers almamys du Bondou. A Kakoulou, la Falémé est obstruée par un banc de roches qui la transforme en un véritable rapide. Pendant la saison sèche, on n’y trouve pas plus de un à deux pieds d’eau.

Non loin de là se trouvait Amdallaye, qui fut construit par l’almamy Boubakar-Saada qui en fit sa résidence pendant l’occupation française.

Débou n’est plus qu’un petit village de culture d’environ 150 habitants. Il dépend de Sénoudébou et n’est plus, pour ainsi dire, peuplé que par les captifs des princes Sissibés qui résident dans ce dernier village.

Devant Débou, la Falémé a une largeur de 180 à 200 mètres. Elle y atteint jusqu’à 5 ou 6 mètres de profondeur.