Les Diakankés-Sylla habitaient, sur les bords du Niéri-Kô, les villages de Bani-Israïlia et de Médina-Diaka. Quelques représentants de cette famille habitent encore Bani, dont ils sont chefs. Les autres sont dispersés dans le Damentan, le Sandougou, le Niani, le Fouladougou et le Combo.
Comme son père, Fodé-Sékou enseignait à Bani. Son école était des plus fréquentées, et il n’avait jamais moins de deux cents élèves qui lui venaient des pays riverains de la Gambie pour apprendre l’arabe et étudier le Coran.
6o Les Saouanés ont des liens de parentés avec les Sissibés. En effet, une cousine de Malick-Sy, nommée Fatouma-Sy, fut mariée à un de leurs ancêtres. Les enfants qui naquirent de cette union portèrent le titre de Saouanés tout court, par corruption de celui de Sy-Saouané, qui ne doit être attribué qu’aux seuls descendants directs de Malick-Sy. Dans le Bondou, les almamys autorisent, en effet, parfois des familles peulhs, torodos ou diakankés à prendre le qualificatif de Sy ou de Saouané. Mais celui de Sy-Saouané ne peut être porté que par les membres de la famille royale. Quiconque enfreint cette loi est puni par l’almamy d’une forte amende.
Les descendants de Fatouma-Sy eurent une belle postérité et se sont considérablement multipliés. Ils forment actuellement deux branches, celle des Dia-Counda et celle des Saouanés proprement dits. Les Dia-Counda habitent les villages de Maka-Dégué, près de Goutta, et de Sarroudji, près de Bokko.
Le nommé Fodé-Mady-Dia, qui était chef de Moka-Dégué et un de leurs marabouts les plus savants, mourut en 1870, à l’âge de cent vingt ans.
Les Saouanés proprement dits habitent encore le village de Bokolako.
7o Les Ly se sont croisés avec les Torodos de Goundiourou et habitent les villages de Médina-Codioly et de Sanoundi.
8o Les Tounkaras, qui sont tous marabouts, habitent Bokolako. On rencontre encore quelques représentants de cette famille à Médina-Codioly.
9o Les Dramés sont des métis de Sarracolés et de Diakankés. Ces Sarracolés, originaires, pour la plupart, du Diafounou, ont peu de sang diakanké, et usurpent ainsi une nationalité qui n’est pas la leur.
Les Dramés habitaient autrefois les villages de Safalou, Bagadadié et Comondougou, près de Safalou. Après la prise de Dianna, en 1886, ils se sont dispersés, craignant que le colonel Gallieni ne les châtiât pour s’être ralliés à la cause de Mahmadou-Lamine. Ils se sont réfugiés dans le Niani, le Fouladougou, le Kantora, le Sandougou et le Damentan, où ils sont encore.