— Non, dit-il.

Mais la difficulté était encore moindre que je ne croyais. Le lendemain, j’allai chez lady Ventnor de mon côté. Je n’y trouvai point le vicomte, ni, grande merveille ! la comtesse. Lady Ventnor était seule et paraissait enragée. Le spectacle de cet enragement me fit perdre le peu de sang-froid qui me restait, et au bout d’à peine un quart d’heure je me levai brusquement.

— Je ne puis, dis-je, concevoir où est Maurice. Je vais le chercher.

Au lieu de me demander si je devenais fou, elle me répondit :

— C’est cela, allez-y donc.

Je ne me le fis pas dire deux fois, et j’allai droit chez la comtesse, mais je ne pus monter, car je me heurtai à M. de Courpière qui descendait. Il était de la pire humeur.

— Eh bien, me dit-il, tu m’as fait faire de belle besogne ! Il n’y a rien à tirer de cette femme-là, rien du tout.

Je devinai qu’il avait pourtant fait le nécessaire, ce qui me dépita, et je me réjouis qu’il l’eût fait pour rien.

— Cela, dis-je, t’apprendra à me mettre de côté. Si nous étions retournés chez elle ensemble, j’aurais bien su la faire causer… Alors, elle a recommencé à te parler de lady Ventnor avec enthousiasme ?

— Point du tout, répondit M. de Courpière, et, comme je sais fort bien m’y prendre, elle a senti tout de suite que c’est des horreurs que je voulais. Elle ne demandait pas mieux, mais elle n’en avait point à me servir. Elle n’a rien trouvé qu’une histoire de pompier.