Susanne. Ha! carogne, hé bien?
Fanchon. Je songeay aussi tost à cest engin roide que portent les hommes pour pisser, comme vous m’aviez dit, et avec lequel il devoit me donner du plaisir, et je me souvins qu’en entrant dans la chambre je ne l’avois point veu comme cela.
Susanne. C’est qu’il ne bandoit pas alors.
Fanchon. Tellement que je me doubtay bien alors que nous passerions plus outre et que nous ferions quelque chose, ce qui fut cause que je me levay pour aller fermer la porte, de peur que par hazard nous ne fussions surpris par la servante, qui estoit en bas. [(6)] M’ayant demandé où j’allois, et ayant eu peine à me laisser aller, je vis qu’il rajustoit cela par dedans, et quand je fus retournée (mesme je descendis pour donner de l’occupation à la servante, afin que pour quelque bruit elle ne vînt à interrompre nostre plaisir), ainsi asseurée que je fus, je m’en allay droit à luy, qui me sauta au col dès aussitost qu’il me vit et ne me voulut point laisser asseoir sur le lict comme auparavant, mais me tira debout entre ses jambes et m’estraignit de toute sa force, et croiois d’abord qu’il me vouloit estouffer, et je luy dis ma pensée, mais il me dit:—C’est que je t’aime, mon cœur. Et ainsi disant, il fourra la main derrière par la fente de ma jupe, et tirant peu à peu la chemise, il fit tant qu’il me vint à toucher les fesses, lesquelles il trouva fermes et rebondies, et de l’autre main qu’il avoit libre, il me prit la mienne et s’aventura en me regardant, de la mettre, comme sans y penser, sur sa brayette.
Susanne. O! que tu fais durer cela longtemps!
Fanchon. Dame, il estoit pourtant ainsi, et aussi long comme je vous le dis, ma cousine [(7)]. Je sentis donc cela qui estoit dur et qui se poussoit en avant contre ma main, et voyant que je n’en tesmoignois aucun semblant, il se déboutonna par là. Fourrant ma main dedans, il me dit:—Touche, m’amour; touche, mon cœur. Je vis qu’il estoit bien ayse que je luy touchasse; je fis donc ce qu’il voulut et me laissay doucement forcer à lui complaire, et il sembloit qu’il deust mourir d’ayse à chaque atteinte que je lui donnois, car tantost il me disoit, en conduisant ma main:—Touche icy, touche là, et plus bas, aux coüillons, m’amie; sens-tu les poils? reviens icy, empoigne et frotte haut et bas.
Susanne. Il me semble que j’y suis.
[(8)] Fanchon. Après quoy, il dit:—Je veux que tu le voyes. Et tout disant cela, il me le fit tirer hors de la brayette, dont je fus estonnée de la forme et grosseur qu’il avoit, car il est fait tout autrement quand il est dur que quand il est mol. Il s’aperçeut de mon estonnement, et me dit:—Tu ne sçais pas, m’amour, où il faut que cela entre, et cependant tu as un endroit sur toy propre à le recevoir. Lors, s’émancipant tout d’un coup, il me troussa la chemise tout autour et me descouvrit le ventre et les fesses, se plaisant à les patiner, et puis tantost il me touchoit du vit les cuisses, tantost les hanches, tantost revenoit aux fesses et au ventre, après entre les poils de ma rouge motte, et puis incontinent après il vint au trou mignon.
Susanne. Eh! là donc, je n’attendois que cela.
Fanchon. Il me prit, dis-je, par le con, où il s’arresta quelque temps, me pressant les deux babines l’une contre l’autre et quelquefois passant les doigts entre les poils qui sont dessus la motte, laquelle il empoigna aussi, faisant par ce moyen entr’ouvrir la fente de ma nature. Après, il me fit rebuter un peu en arrière, et passa les genoux entre les miens, et soulevant un peu le cul, dévala son haut de chausse, et ayant rangé sa chemise, il prit son affaire dans sa main et me fit approcher.