[Au dos est écrit]:
A Monsieur de La Mothe Fénélon, Chevalier de mes Ordres et Conseiller en mon Conseil d'Estat.
III. LETTRE DE LA REINE MÈRE.
—du xiiȷe de febvrier 1588.—
Monsieur de La Mothe Fénélon, le Roy, monsieur mon Fils, est non seullement très bien informé du bon debvoir que l'évesque de Sarlat et voz autres nepveux ont faict en la conservation de la dicte ville, mais il recognoist aussy que le bon succez qui en est arrivé est deub à vostre soing et prévoyance, qui aviez si bien donné ordre à toutes choses, auparavant que l'on y eust mis le siège, que cela a grandement aydé à repousser les ennemys. Or, il vous en sçait le bon gré que mérite ung si notable et utile service, et vous asseure que, se présentant occasion de le recognoistre en vostre endroict et de voz dictz nepveux, vous sentirez par effect le contentement qu'il en a; en quoy je le conforteray tousjours, aultant qu'il me sera possible, vous voulant bien dire que le Sr. de Gaulejac, présent porteur, s'est très bien acquitté de la charge que vous luy aviez donnée; priant Dieu, monsieur de La Mothe Fénélon, qu'il vous ayt en sa saincte et digne garde.—Escript à Paris le xiiȷe jour de febvrier 1588.—Caterine.—De Neufville.
[Au dos est écrit]:
A Monsieur de La Mothe Fénélon, Chevalier des Ordres du Roy, monsieur mon Fils, et Conseiller en son Conseil d'Estat.
[16] Jean de Salignac, fils d'Armand. Il s'était distingué au siége de La Fère, en Picardie, à la bataille de Coutras et au siége de Sarlat. Il fut tué à l'âge de trente ans, le 6 novembre 1588, à l'attaque de la ville de Domme, après avoir déjà forcé deux barricades. Il était venu au secours du château de Domme, où son oncle se trouvait assiégé.
[17] Les deux lettres suivantes du Roi se rapportent à ce dernier événement. Elles se trouvent en original aux Archives du Royaume, Cartons des Rois, K. 101.
I. LETTRE DU ROI.