Un mal subtil se glisse en mon cœur et le ronge…
Puis ma mélancolie s’avivant au souffle d’une de ces bises qui, aux jours d’équinoxe, tonnent parmi les futaies, je m’écriais :
O vent hagard, chevauche à travers les taillis,
Froisse et disperse au loin les fleurs de l’anémone,
Ravage la futaie et jonche de débris
Le sentier sinueux où ne passe personne.
Assaille et romps aussi, comme de faibles plantes,
Mon orgueil et mes espérances,
Qu’elle s’appelle Amour, Poésie ou Science,
Chasse l’Illusion aux ailes décevantes.