Et que vous l’invitez à l’éternelle fête

Des Trônes, des Vertus, des Dominations.

Je sais que la douleur est la noblesse unique

Où ne mordront jamais la terre et les enfers,

Et qu’il faut pour tresser ma couronne mystique

Imposer tous les temps et tous les univers…

Et j’ajoutais : — Soyez béni, mon Dieu, de m’avoir révélé ma faiblesse par les maux que vous daignez m’infliger. Soyez béni d’avoir brisé mon orgueil en me montrant le néant des illusions où je me complaisais. Soyez béni, d’avoir comblé, par la grâce de votre tendresse insigne, l’espace effrayant qui nous sépare, nous pauvres humains accroupis dans la fange de nos vices, du ciel radieux où vous régnez dans votre gloire.

Telles furent ma prière et mes méditations pendant les mois de juillet et d’août.

Elles ne suffirent pourtant pas à me garder d’un suprême retour de l’ancien esprit d’impiété.

Tant que j’avais été très malade, je n’avais eu à subir aucune attaque de ce genre. Il semblait que le Bon Dieu voulût épargner ma faiblesse. Mais à peine je commençais à me remettre et à reprendre la plume que je commis une faute grave.