Jacques avait l’air si ému et à la fois si recueilli que son étonnement redoubla.

Il répondit : — Ce n’est pas un hasard. Je dois voir tout de suite M. le Curé.

Alors elle, ingénument : — C’est pour lui parler de votre baptême ?

— Oui… après…

— Après quoi ?

— Dès que je lui aurai dit ce qui m’est arrivé cette nuit.

Eulalie, discrète, n’insista pas. Et puis, elle le sentait, Jacques ne pouvait être là que pour le bien. Elle entra dans la salle et prévint le curé.

— Mais que veut-il donc ? demanda celui-ci.

— Je ne sais pas… Je crois que cela presse.

En toute autre circonstance, l’abbé Dieuze aurait différé de recevoir ce tâcheron auquel il n’avait coutume d’accorder que si peu d’intérêt. Mais depuis la veille, tant d’événements « pas naturels » s’étaient produits qu’il s’attendait aux péripéties les plus inattendues.