— J’n’entrave que pouic ; c’est-il qu’on vous a refilé du pèze à la manque ?
Stupéfaite, car, bien entendu, elle ignorait l’argot, elle s’arrêta net puis me posa cette question :
— Qu’est-ce que vous dites ?
— Je dis que je ne vous comprends pas et je vous demande si l’on vous a trompée en vous repassant de la fausse monnaie.
— Mais non, reprit-elle, je vérifie toujours, pièce par pièce, les sommes qu’on me verse.
— Alors de quoi vous plaignez-vous ?
— Mais, s’exclama-t-elle d’une voix tragique, du tracas énorme que me cause l’administration de mes revenus.
— Oh ! dis-je, avec flegme, s’il ne s’agit que de cela, il y a un moyen très simple de vous soulager.
— Et lequel ?
— Donnez toute votre fortune aux pauvres, d’un seul coup… Vous verrez ensuite comme vous respirerez à l’aise !