Et qui devait, plus tard, être pour ces errants,
Entre les arbres noirs de l’incertaine voie,
La figure altérée et pâle de la joie, —
Ni la Mort ne pourra les retenir longtemps.
Il leur faut la Lueur inconnue et vivante
Qui vient parfois des frontières de l’Ame sur
La Vie… Il leur faut Dieu pour tout l’abîme obscur
Qu’agrandissent en eux la terreur et l’attente.
Or ils prolongent la recherche presque désespérée de ce Dieu qui les environne pourtant, caché dans cette lumière éblouissante dont saint Jean de la Croix nous affirme qu’elle est une nuit obscure pour les âmes en voie de purification vers l’Absolu. Ils tâtonnent « sur des quais balayés de silence et de vent » ; ils coulent « des jours étirés comme des sarments pâles »,
Entre les vains efforts où notre âme se perd.