Est-ce qu’ils vont se réchauffer dans l’ombre épaisse ?
Est-ce qu’ils ne sont pas trop raidis et glacés ?
Est-ce qu’ils vont mourir de n’être plus bercés,
Sans que personne, en se penchant les reconnaisse ?
Non, les chercheurs de Jésus toucheront le but après bien des tortures, bien des incertitudes, après les pieds lacérés par ces silex qui jalonnent les routes de la Vie, semés là par les démons aux yeux ternes de l’Orgueil et de la Sensualité. Et pourtant :
Il faudra bien qu’un soir, aux limites du monde,
Aux limites de l’âme éparse, ils la devinent
Cette Lueur qui fait la vie humble et féconde,
Cette Lueur pareille à l’aube des collines.
Il faudra bien que, saouls de misère insensée,