Du reste, avec beaucoup de prudence dans l'exécution, il était possible d'opérer ces mouvements sans de trop fâcheuses conséquences. Laissant donc sa droite sous le général Foy au village de Calvarossa de Ariba, et, pour la rendre plus forte encore, y ajoutant la division du général Ferey, le maréchal Marmont fit défiler derrière cet appui son centre et sa gauche, le long des bois auxquels il était adossé, et en suivant toujours le bord des hauteurs qu'il avait occupées. Entre les Anglais et nous, vers notre droite, s'élevaient deux mamelons tristement célèbres, et appelés les Arapiles. Manœuvre de l'armée française. De ces deux Arapiles, le plus rapproché de nous était en même temps le plus élevé, et de son sommet on pouvait canonner avec avantage le petit Arapile, dont les Anglais avaient pris possession. On crut donc utile d'enlever le grand Arapile comme appartenant à notre position, et comme devant consolider l'établissement de notre droite. La brave division Bonnet, chargée de cette opération, en chassa sans beaucoup de peine quelques troupes légères ennemies qui s'y trouvaient, et y établit une forte batterie. C'était une sorte de pivot parfaitement solide, autour duquel on se mit à tourner pour opérer la manœuvre projetée. En effet, le maréchal Marmont porta le reste de ses divisions en avant, la gauche en tête, défilant en face des Anglais, et laissant toujours entre eux et nous le vallon qui nous séparait. La division Thomières, formant son extrême gauche, s'avança un peu en flèche pour menacer la droite des Anglais; les divisions Sarrut et Maucune se placèrent au centre, la division Clausel en réserve, la division Brenier en arrière vers les bagages et le parc d'artillerie. Ces mouvements s'exécutèrent avec ordre, assez loin de l'ennemi, excepté celui qui nous mit en possession du grand Arapile, et semblèrent, du moins pour le moment, ne devoir entraîner aucune suite sérieuse.

Lord Wellington ordonne une manœuvre semblable, afin de garantir ses communications. Pendant que le maréchal Marmont agissait de la sorte, lord Wellington, qui assistait à cette manœuvre, dirigée évidemment contre ses communications, prit sur-le-champ son parti, et ordonna une manœuvre exactement semblable, de manière à avancer sa droite autant que nous avancions notre gauche, et à être toujours en mesure de décamper quand il le voudrait, sans nous trouver sur son chemin. En conséquence, laissant sa gauche immobile devant notre droite immobile aussi, et lui donnant une grande force, puisqu'il la composa de la division légère sous le général Charles Alton, de la première division sous le général Campbell, et d'une grosse masse de cavalerie, il porta son centre vis-à-vis du nôtre, entre le petit Arapile et le village dit des Arapiles, toujours sur le bord des hauteurs opposées à celles que nous occupions. Ce centre était formé de quatre divisions anglaises, c'est-à-dire de plus de vingt mille hommes, d'une excellente infanterie. En première ligne, et ayant la gauche au petit Arapile, étaient la 4e division sous le général Cole, la 5e sous le général Leith; en seconde ligne, la 6e sous le général Clinton, la 7e sous le général Hope. Lord Wellington porta sa droite au village de Las-Torrès, en face de notre gauche, et la composa de la brigade portugaise Bradford, de la division espagnole don Carlos. Il y ajouta la 3e division anglaise, autrefois Picton, retirée des bords de la Tormès, et en outre tout le reste de ses troupes à cheval, parce que de ce côté le terrain s'abaissant rapidement, était tout à fait propre aux manœuvres de la cavalerie.

Par ces mesures le général anglais avait suffisamment paré aux dispositions de son adversaire, sans toutefois engager une bataille dont il persistait à ne pas vouloir. Il était midi; toute la journée se serait passée en manœuvres semblables, sans grandes pertes de part ni d'autre, et certainement vers la nuit lord Wellington aurait battu en retraite pour regagner Ciudad-Rodrigo, nous rendant Salamanque sans combat, lorsque le maréchal Marmont par une fatale impatience non pas de combattre mais de manœuvrer, voulut enlever l'arrière-garde de son adversaire, qu'il croyait prêt à décamper. En conséquence il porta plus en avant encore sa gauche, composée, comme nous l'avons dit, de la division Thomières, et si en avant, qu'elle commença à descendre des hauteurs devant la 3e division anglaise, qui était destinée, avec une grande masse de cavalerie, à lui barrer le chemin. Il porta son centre, composé des divisions Maucune et Sarrut, plus près encore du bord du vallon qui nous séparait des Anglais, fit appuyer ces deux divisions par le général Clausel, rapprocha la division Brenier, sans prescrire à aucune d'aborder les Anglais, car, ainsi que nous venons de le dire, il n'avait d'autre intention que d'entamer leur arrière-garde lorsqu'ils se retireraient. Pendant ces divers mouvements la division Maucune engage la bataille. Mais pour exécuter de tels mouvements si près de l'ennemi, il faut avoir à la fois une dextérité et une autorité qui assurent l'exécution précise de ce qu'on ordonne. Malheureusement le maréchal Marmont ne possédait pas ces deux avantages à un degré suffisant pour se montrer aussi hardi devant un adversaire tel que lord Wellington. Le général Maucune, commandant la division du centre qui était le plus en avant à gauche, était un officier d'une bravoure éprouvée et d'une extrême audace sur le champ de bataille. Croyant les Anglais en pleine retraite, il imagina que le moment était venu de se jeter sur eux. En conséquence il fit demander l'ordre d'attaquer, ne l'attendit pas, poussa devant lui les tirailleurs ennemis, les replia, descendit dans l'intervalle qui séparait les deux armées, et s'engagea contre les divisions anglaises du centre, les divisions Cole et Leith. À cet aspect, lord Wellington qui voulait bien se retirer, mais non pas fuir, accepta la bataille qu'on semblait lui présenter, et fit donner à son centre l'ordre de recevoir et de repousser l'attaque du nôtre.

Tandis que le général Maucune commettait cette témérité, le général Thomières à gauche, continuant à s'avancer en pointe, descendait aussi en plaine sans être appuyé, et s'exposait à rencontrer de front la division d'infanterie Picton, et sur ses flancs une épaisse nuée de cavalerie. On se mêla ainsi de toutes parts, et on fut aux prises sur le front entier des deux armées, sans qu'aucun des deux généraux en chef l'eût voulu.

Par malheur la division du général Clausel, nombreuse et supérieurement commandée, était encore en arrière, et point en mesure de fournir l'appui dont nos divisions imprudemment engagées auraient eu besoin.

Le maréchal Marmont voulant arrêter la division Maucune, reçoit une blessure grave, et est obligé de céder le commandement au général Bonnet. Le maréchal Marmont, qui du grand Arapile où il était resté pour diriger ces divers mouvements, apercevait avec sa lunette les fautes commises, remonta précipitamment à cheval pour aller lui-même contenir l'impatience de ses lieutenants. Mais à peine était-il en selle qu'il reçut un obus qui lui fracassa un bras et lui ouvrit le flanc. Certes on pouvait bien ici croire à la fortune, et surtout à la fortune contraire! Le malheureux maréchal tomba noyé dans son sang, et n'eut que le temps de désigner le général Bonnet, le plus ancien de ses divisionnaires, pour le remplacer dans le commandement. Bataille de Salamanque. Sa blessure était si grave, qu'on ne savait pas si elle ne serait pas prochainement mortelle. Pendant qu'on allait chercher le général Bonnet à droite, vers les Arapiles, la bataille partout commencée se continua avec fureur sans général en chef de notre côté. Le général Maucune poussa vivement les Anglais, et les accula au village des Arapiles; le général Sarrut le soutint. Mais ils avaient en tête quatre divisions ennemies, qui, outre qu'elles étaient quatre contre deux, étaient individuellement plus fortes que les nôtres. Après un premier succès, le général Maucune criblé par les redoutables feux des Anglais se vit obligé de plier. Mais le général Clausel arriva, prit la place de la division Maucune, et ramena les Anglais. Le maréchal Beresford, présent sur cette partie du champ de bataille, prescrivit alors à sa seconde ligne de se former en potence sur la première, de manière à prendre en flanc la division Clausel. En même temps lord Wellington fit vers sa gauche attaquer le grand Arapile par les Portugais du général Pakenham, et vers sa droite il jeta sur la division Thomières, descendue fort imprudemment dans la plaine, outre l'infanterie de la division Picton, toute la masse de sa cavalerie. Malgré ces efforts redoublés de l'ennemi, notre armée se maintint et conserva son terrain. La division Bonnet, quoique privée de son général, qui était accouru vers le centre pour prendre le commandement, arrêta court les Portugais du général Pakenham. Le 120e régiment leur tua 800 hommes, et resta maître du grand Arapile. Le général Clausel soutint avec vigueur l'attaque de front de la division Clinton, mais souffrit cruellement des feux de flanc de la division Leith. On combattait de si près, que de toute part les généraux furent blessés. De notre côté, le général Bonnet fut atteint gravement; le général Clausel le fut aussi. Du côté des Anglais, le maréchal Beresford, les généraux Cole, Leith, reçurent des blessures plus ou moins dangereuses. À notre gauche, et à la droite des Anglais, le combat n'était pas moins violent. La division Thomières fut assaillie au milieu de la plaine par la cavalerie ennemie, perdit son chef, tué sur le champ de bataille, et se replia en désordre. La division Brenier courut à son secours, mais elle fut entraînée par le mouvement rétrograde, et le brave 22e, voulant tenir bon, fut fort maltraité. Le général Clausel, qui venait de remplacer dans le commandement le général Bonnet, et qui, quoique blessé lui-même, n'avait pas quitté le champ de bataille, pensa qu'il fallait se tirer de cette échauffourée, et ne pas tout risquer en voulant s'opiniâtrer davantage. Il ordonna la retraite, et la dirigea avec une grande présence d'esprit vers le plateau que nous n'aurions pas dû quitter. Il y appela la division Ferey qui était restée derrière la division Foy, à l'extrême droite, et y ramena la division Sarrut, moins engagée que les autres divisions du centre. Derrière ce solide appui se rallièrent successivement les divisions Thomières et Brenier, compromises au loin vers notre gauche, et les divisions Maucune et Clausel violemment engagées au centre. La division Bonnet, qui, placée au grand Arapile, avait couvert le pied du mamelon de cadavres ennemis, se replia également dans un ordre imposant. Les Anglais essayèrent alors de gravir à leur tour les hauteurs sur lesquelles nous venions de nous replier. Mais tous leurs efforts se brisèrent devant les divisions Sarrut et Ferey. Malheureusement le général Ferey, commandant la 3e division, fut blessé à mort. L'armée française est contrainte d'abandonner le champ de bataille. Cependant les Anglais ayant cessé d'insister, nos divisions défilèrent l'une après l'autre derrière les divisions Sarrut et Ferey, passèrent ensuite derrière la division Foy, qui était restée immobile à Calvarossa de Ariba, et revinrent par le chemin qu'elles avaient suivi le matin dans de bien autres intentions que celles d'une bataille, et dans l'espérance d'un bien autre résultat. Toute la cavalerie anglaise se précipita alors sur la division Foy, qui, n'ayant pas encore combattu, était chargée de couvrir la retraite. Cette division reçut en carré les masses de la cavalerie anglaise, leur tua beaucoup de monde, et se retira en bon ordre. On regagna ainsi vers la nuit les bords de la Tormès, et on repassa cette rivière sans être poursuivi.

Graves conséquences de la journée de Salamanque. Telle fut cette funeste et involontaire bataille, dite de Salamanque ou des Arapiles, qui eut pour l'armée anglaise des conséquences fort imprévues, car elle lui procura une victoire inespérée, au lieu d'une retraite inévitable, et commença, comme on va le voir, la ruine de nos affaires en Espagne. Certes, c'était ici le cas, sans nier le mérite de lord Wellington et les fautes du maréchal Marmont, de croire au bonheur, car le résultat était bien disproportionné au mérite du capitaine anglais, et aux fautes du général français. Un engagement inattendu, trois généraux en chef blessés l'un après l'autre, une confusion inouïe après plusieurs jours de la marche la plus ferme et la plus heureuse, étaient-ce assez de coups terribles, et on peut dire immérités! Cette bataille était bien la preuve que l'effet moral des événements de guerre est la plupart du temps fort supérieur à leur effet matériel. Si de notre côté les généraux Thomières et Ferey avaient été tués, si le maréchal Marmont, les généraux Bonnet, Clausel, Maucune avaient été blessés, de leur côté les Anglais avaient eu le général le Marchant tué, le maréchal Beresford, les généraux Cole, Leith, Cotton sérieusement blessés. Nous avions cinq à six mille hommes hors de combat, et les Anglais à peu près autant. Nous avions, il est vrai, abandonné en outre neuf pièces de canon, qui descendues des hauteurs dans la plaine, et ayant perdu leurs chevaux, n'avaient pu être ramenées. La différence dans les résultats matériels n'était donc pas considérable, mais les situations étaient profondément changées. Nous n'avions plus aucune chance de forcer les Anglais à rétrograder; dès lors il fallait rétrograder nous-mêmes, avec une armée non pas abattue, mais profondément irritée de ses longs malheurs, à laquelle n'avaient servi ni son incomparable bravoure, ni sa résignation aux plus cruelles souffrances, et qui tantôt par une cause, tantôt par une autre, et presque toujours par la division des généraux, avait été constamment sacrifiée. Il fallait la ramener derrière le Douro, peut-être même au delà, si on voulait lui rendre la confiance, et la résolution de se dévouer de nouveau à une guerre que dans son bon sens elle jugeait détestable, et à des chefs qu'elle accusait de toutes ses infortunes. Lord Wellington au contraire était maître désormais de tenir la campagne en Castille, et sur les derrières des Français, car nulle part il n'y avait une force capable de lui tenir tête. L'armée de Portugal allait être obligée de se replier devant lui jusqu'à ce qu'elle rencontrât l'armée du Nord, c'est-à-dire bien loin; l'armée du Centre était beaucoup trop faible pour oser l'approcher; l'armée d'Andalousie était hors de portée; et il avait dès lors le choix, ou de poursuivre le général Clausel, pour essayer de le détruire, ou de se jeter sur Madrid, pour y entrer en triomphateur. Telles étaient les cruelles suites de la mauvaise volonté de ceux qui n'avaient pas secouru à temps l'armée de Portugal, et de l'imprudence de ceux qui l'avaient engagée dans une bataille inutile.

Le général Clausel prend le commandement. Heureusement pour cette armée, il lui arrivait, trop tard sans doute, mais utilement encore, un chef digne de la commander. Caractère et talents de ce général. Le général Clausel était jeune, vigoureux de corps et d'esprit, peu instruit il est vrai, et souvent négligent, mais d'un imperturbable sang-froid, tour à tour impétueux ou contenu, doué sur le terrain d'un coup d'œil supérieur, et moitié insouciance, moitié vigueur d'âme, supportant, quoique n'ayant jamais commandé en chef, les anxiétés du commandement aussi bien que les plus expérimentés capitaines. Estimé des soldats pour sa vaillance, aimé d'eux pour sa bonhomie, il était le seul qui put en obtenir encore quelque soumission, et leur faire endurer, sans les révolter, des exemples de sévérité.

Ayant pris, tout blessé qu'il était, et des mains de deux généraux blessés eux-mêmes, le commandement en chef, l'ayant pris au milieu d'une déroute, il parut si peu troublé, que le calme rentra dans les âmes, et l'ordre avec le calme. Retraite de l'armée française derrière le Douro. Le 23 juillet, il rétrograda sur le Douro le plus rapidement qu'il lui fut possible. Les Anglais ayant tenté de le poursuivre avec leur cavalerie, il les reçut en carré, et les maltraita. Par malheur un carré du 6e léger ne s'étant pas formé à temps, essuya quelque dommage. Ce fut du reste le seul accident de ce genre. Bientôt on se trouva derrière le Douro, débarrassé des Anglais, mais assailli d'une nuée de guérillas, qui, sans nous faire courir aucun danger sérieux, égorgeaient cependant nos blessés, nos traînards, nos fourrageurs. Nos vivres étaient épuisés, les soldats ayant consommé durant ces quelques jours de manœuvres les ressources que le maréchal Marmont leur avait ménagées. Irrités par les cruautés dont leurs camarades étaient victimes sous leurs yeux, les soldats pillaient non-seulement avec avidité, mais avec barbarie, se souciant peu de détruire un pays inhospitalier qu'ils ne pouvaient pas garder, et qu'ils espéraient ne plus revoir. Le général Clausel eut la plus grande peine à réprimer leurs excès, et à plusieurs reprises sentit l'autorité expirer dans ses mains. Cependant, grâce à lui, l'armée ne cessa pas de présenter un ensemble que lord Wellington, dans sa louable prudence, ne voulut pas essayer d'entamer une nouvelle fois.

Arrivée inattendue d'un détachement de l'armée du Centre. En ce moment arrivaient enfin une partie des secours tant demandés, si vainement attendus, et dont l'invraisemblance, après une trop longue attente, avait contribué à entraîner le maréchal Marmont dans des opérations téméraires. Le premier jour de la retraite, le général Clausel rencontra un millier d'hommes que le général Caffarelli avait fini par envoyer, et consistant en deux régiments de cavalerie et un détachement d'artillerie attelée. La dérision était grande en vérité, et eût mérité une répression sévère, si le général Caffarelli n'avait eu pour excuse sa bonne foi, et le trouble que lui avait causé l'apparition des flottes anglaises sur les côtes de Biscaye. Courageux, mais dépourvu de présence d'esprit, il avait cru à un formidable débarquement, et au lieu des dix mille hommes promis, il en avait expédié mille. Un autre secours, celui-ci décisif s'il fût arrivé à temps, fut non pas rencontré, mais annoncé par une dépêche de Joseph, au moment où l'armée repassait le Douro. Ce secours était d'environ 13 mille hommes, comprenant presque la totalité de l'armée du Centre, que Joseph, en désespoir de cause, s'était décidé à conduire lui-même à Salamanque, et qu'il avait encore mis plus de lenteur à annoncer qu'à amener. Il était parti de Madrid le 21 juillet, et, quoique tard, ce n'eût pas été trop tard, si trois ou quatre jours auparavant il eût mandé ce mouvement au maréchal Marmont. Malheureusement il n'avait écrit que le 21, jour de son départ de Madrid, et il était bien impossible que le maréchal Marmont fût averti le 22 à Salamanque du secours qu'il allait recevoir. Prévenu à temps, ce maréchal eût certainement attendu, et quoique le nombre ne soit pas une ressource assurée dans une bataille aussi mal engagée que celle de Salamanque, probablement un tel renfort aurait ou déterminé lord Wellington à décamper en toute hâte, ou provoqué des combinaisons différentes. En tout cas il eût fallu bien du malheur pour que 55 mille Français, tels que ceux qui auraient composé l'armée de Portugal, eussent été battus par 40 mille Anglais, accrus de 15 mille Espagnols et Portugais.