Je veux aussi faire épouser le mouvement qui, pendant ce même séjour à Mirande, l'entraîna si fortement vers le catholicisme. L'origine en remonte d'ailleurs à 1907. Dès ce moment, Fournier s'était trouvé en butte à des sortes de tentations, qui venaient par accès:

«Désirs d'ascétisme et de mortifications: vieux désirs sourds.

Désir de pureté. Besoin de pureté. Jalousie poignante et saignante.

Vous vous seriez endormis et satisfaits dans le catholicisme.

—Insatisfaction éternelle de notre grande âme (Gide, Laforgue).

Amours sans réponse pour tout ce qui est.

Sympathies sans réponse avec tout ce qui souffre.

Vide éternel de notre cœur, le catholicisme vous eût comblé.

—Ambitions jamais lasses, ambitions de conquérir la vie et ce qui est au delà.

Votre douleur se fût calmée et votre gloire exaltée à la promesse qu'on vous eût faite du Paradis de votre cœur et de ses paysages.»[34]