L'agent était fou de colère. Vitalis était magnifique de noblesse avec sa belle tête encadrée de cheveux blancs et son visage exprimant l'indignation et le commandement.

D'un mouvement vigoureux, l'agent dégagea sa main, empoigna le vieillard par le collet et le poussa devant lui avec brutalité.

—Que voulez-vous? demanda Vitalis en donnant un bon coup de poing à l'agent.

—Je vous arrête, dit l'agent, suivez-moi au poste.

—Pourquoi avez-vous frappé cet enfant?

—Pas de paroles, suivez-moi!

Vitalis ne répondit pas, mais il dit à Remi:

—Rentre à l'auberge avec les chiens.

Et l'agent l'entraîna.