Pour les animaux de boucherie et les bois, la Guyane aurait les Antilles ; et enfin pour tous les articles de consommation vivrière, la Guyane pourrait se fournir elle-même au lieu d’en importer chaque année pour deux millions de francs : conserves, légumes, etc.

Ce ne sont pas les terrains favorables qui manquent ; ils sont au contraire en grande abondance, et pour toute espèce de culture, les uns pour de riches et vastes pâturages, les autres pour les arbustes à épices, le cacao, le café, etc., et enfin pour les arbres fruitiers.

La Guyane possède un terrain très fertile, produisant sans engrais et sans labours profonds. La seule difficulté, et elle est assez grande, c’est le défrichement de ces arbres immenses sur un sol humide ; on les abat assez bien, car ils ont peu de racines, mais il est très difficile d’y mettre le feu.

Nous allons examiner avec plus de détail les productions naturelles du sol, en les classant, suivant leurs propriétés.

1o Plantes féculentes. — La principale est le manioc, susceptible de produire en quinze mois : il donne comme produits le couac très goûté des créoles ; la cassave, qui est une galette ; et le tapioca, très employé en Europe.

La patate blanche, ou rouge, peut donner des produits en trois mois.

L’igname produit en dix mois.

L’arrow-root à l’état sauvage, produit en douze mois.

Le riz produit en cinq mois, deux fois par an.

Le maïs donne trois récoltes par an.