Le cocotier donne l’huile de coco, le coprah, et le beurre de coco.

Le ricin pousse abondamment en Guyane.

Le cacaoyer et le muscadier donnent les beurres de cacao et de muscade.

On tire aussi des huiles du médicinier, du sésame. Le palmier aoura donne l’huile de palme. L’acajou donne l’huile des Caraïbes. Le carapa, le coupi, le yayamadou, le palmier maripa, l’ouabé, le patawa donnent des huiles, des graisses, de la cire. L’huile de pekea peut rivaliser pour la cuisine avec l’huile d’olives.

Il faut citer aussi le cirier d’Amérique, le pinot, le comou, le palmiste, le carnaübe, le conana, qui sont des palmiers ; enfin, le savonnier, le sablier, le touka, l’arouman, le lilas du Japon, etc., donnant tous des substances grasses. On compte beaucoup les utiliser pour les fabrications du savon et des bougies.

5o Plantes textiles. — Le coton de Guyane, dit coton longue soie, que produisait autrefois la colonie, était très estimé. Il a été abandonné. Cependant, cette culture pourrait être reprise avec fruit, quand on songe que la France est tributaire des Etats-Unis pour cette plante. Elle produit surtout entre trois et cinq ans, mais peut durer dix ans en donnant deux récoltes par an, soit 300 kilogrammes de coton marchand par hectare et par an.

La ramie, qui a de très belles fibres ayant la longueur exceptionnelle de 1m,85, a aussi un très bel avenir. La France en consomme annuellement pour 300 millions de francs, dit M. Bassières.

L’agave a des feuilles très longues, de 1m,50 à 2 mètres, qu’on coupe au moment de la floraison : elles donnent une filasse blanche et brillante dont on fait des cordages, des filets et des objets de luxe : tapis, bourses, etc.

Les feuilles du voaquois servent à fabriquer des nattes, des sacs d’emballage, des chapeaux créoles, etc. Le voaquois a été introduit en Guyane, et avec succès.

L’ananas a des fibres très fines, mais difficiles à isoler. L’yucca également.