—C'est à Paris qu'il s'est tué?
—Oui, monsieur, chez lui, 75, rue Tronchet.
—Quelle était sa profession?
—J'ignore exactement s'il en avait une… Il s'occupait d'affaires de
Bourse. Peut-être était-il associé avec un agent de change…
—Bien, madame, ça suffit. Si j'ai besoin d'autres renseignements, je vous ferai mander.
—Ah! monsieur le commissaire, dites-moi que vous le retrouverez, ce misérable, que je rentrerai en possession de tout ce qu'il m'a emporté! Vous avez bon espoir, n'est-ce pas?…
* * * * *
Quelques heures plus tard, M. Desrousseaux, notre commissaire de police, apprenait par le concierge du numéro 75 de la rue Tronchet que M. René d'Hastry,—qui s'était effectivement donné la mort dans cette maison l'année précédente,—avait laissé une veuve et trois enfants, et que cette dame, ruinée après le suicide de son mari… une petite dame bien courageuse, bien méritante… avait déménagé et habitait maintenant tout en haut du faubourg Saint-Honoré, au numéro 297.
Le soir même, M. Desrousseaux, accompagné de son secrétaire, se transportait à cette adresse et trouvait dans une mansarde du sixième étage une jeune femme, frêle et maladive, et trois petits enfants, dans un dénûment complet.
Il déclina sa qualité, et, tout en s'excusant auprès de Mme d'Hastry de raviver sa douleur, lui posa quelques questions au sujet de son mari et des personnes avec qui il avait été jadis en rapport.