«Il (un poulain) est doux mais farouche comme une chevrette.» (Page 477.)

«M. de Charny bondit vers lui comme un tigre.» (Page 495.)

«M. de Charny lui jeta un regard de vipère.» (Page 496.) Qu’est-ce qu’un regard de vipère? Nous avons déjà, du reste, rencontré plusieurs fois cette locution sous la plume de nos romanciers. «Un regard de serpent», nous a dit Balzac; — «... de serpent forcé de fuir», a ajouté Alexandre Dumas père (Cf. ci-dessus, [p. 182] et [191]), et nous verrons plus loin Ponson du Terrail nous parler de «la main froide d’un serpent».

«M. de Louvois tressaillit comme un lion surpris dans son antre», continue Amédée Achard dans Belle-Rose. (Page 540.)

«Pourquoi l’avez-vous laissé fuir? s’écria-t-il. — Cet homme est une anguille, vous le savez, monseigneur.» (Page 542.)

«M. de Charny guettait dans l’antichambre comme un chat avide et patient.» (Page 544.)

«(Dans un duel)... leurs épées, rapides et flexibles, s’entrelaçaient comme des serpents lumineux.» (Page 558.)

Il serait facile aussi de relever, dans Belle-Rose, quantité de ces phrases emphatiques propres à nos romans-feuilletons, dont nous parlerons d’ailleurs plus loin avec plus de détails:

«Vous pardonner! dit-il; je ne suis pas votre juge, et je ne puis pas vous haïr. Geneviève tendit ses bras vers le ciel: Merci, mon Dieu! dit-elle; il ne m’a pas repoussée.» (Page 223.)

«Oh! vous ne l’avez jamais aimé! — Je ne l’ai pas aimé! s’écria Suzanne, qui se tordait les mains de désespoir; mais savez-vous que, depuis mon enfance, ce cœur n’a pas eu un battement qui ne soit à lui, que sa pensée est tout ensemble ma consolation et mon tourment, que je n’existe que par son souvenir, que...» (Page 269.)