a été écrite comme prose par Voltaire; elle se trouve vers la fin de la préface de L’Enfant prodigue, comédie en cinq actes (t. III, p. 286, édit. du journal Le Siècle).

La Mort de César est, assure-t-on, la première pièce de théâtre, «parmi celles qui méritent d’être connues», où aucune femme ne figure parmi les personnages. Elle réalise ainsi le vœu du prédicateur Pierre de Villiers (1648-1728) qui voulait retrancher des tragédies «tout ce qui est amour». (Cf. Émile Deschanel, Le Romantisme des classiques, Voltaire, p. 125, et Racine, t. II, p. 33, note 1.)

Une mésaventure analogue à celle des abbés Pellegrin et Abeille et à la chute de leurs pièces (Cf. ci-dessus, chap. 1, [p. 22]), survint à Voltaire, lorsqu’il fit représenter sa tragédie d’Adélaïde du Guesclin, où se trouve, à la scène dernière, cet hémistiche:

Es-tu content, Coucy?

«Couci, couci!» répliquèrent plusieurs mauvais plaisants, — ce qui, comme bien on pense, ne contribua pas à la réussite de l’œuvre. (Cf. Georges Avenel, ouvrage cité, t. III, p. 215 et 229.)

Dans Zaïre, «la plus touchante de toutes les tragédies qui existent» (Laharpe, Lycée ou Cours de littérature, t. III, 1re partie, p. 222; Verdière, 1817), un autre hémistiche:

... Soutiens-moi, Chatillon,

(II, 3),

a été et est souvent encore employé par plaisanterie, burlesquement.

De même, à la première représentation de Mariamne, dans le moment où Mariamne, qui s’empoisonnait et expirait sur la scène, prenait la coupe et la portait à ses lèvres, le parterre s’écria: «La reine boit! La reine boit!» On était justement la veille, ou non loin de la fête des Rois, et cette plaisanterie amena l’interruption puis la chute de la pièce. (Cf. Georges Avenel, ibid., p. 112.)