Dans une notice de Voltaire sur L’Encyclopédie (1774; Œuvres complètes de Voltaire, t. VI, p. 381; édit. du journal le Siècle), on lit cette phrase: «Il (Louis XV) avait été averti que les vingt et un volumes in-folio (de L’Encyclopédie) qu’on trouvait sur la toilette de toutes les dames...»
Vingt et un volumes in-folio sur une table de toilette! Il fallait que ces toilettes fussent à la fois très grandes et remarquablement solides.
Laharpe (Ouvrage cité, t. III, 1re partie, p. 153, 183 et 363) constate que Voltaire, dans ses tragédies, prodigue trop les mots horreur, fatal, affreux surtout. Voir, par exemple, la tragédie d’Œdipe, acte IV, scène 1, où l’épithète affreux se trouve répétée sept fois:
Sur mes destins affreux ne soit trop éclairé...
Et que tous deux unis par ces liens affreux...
Etc., etc.
Et dans Mérope (II, 2):
Celle de qui la gloire et l’infortune affreuse...
On rencontre aussi dans Mérope (IV, 2) ce vers peu harmonieux:
Quoi! de pitié pour moi tous vos sens sont saisis?