[400] L'Art de former une biblioth., p. 56.
[401] «La base du mobilier dans toute bibliothèque est le rayonnage.» (Maire, loc. cit., p. 60.)
[402] Peignot y ajoute le cèdre, et écrit (Manuel du biblioph., t. II, p. 419): «Si l'on a une bibliothèque composée de livres précieux, il est à propos de prendre du bois de cèdre, ou au moins du chêne très sec et très sain, pour en faire le meuble et les tablettes destinées à recevoir les ouvrages. Le cèdre, par son odeur, le chêne, par sa dureté, sont plus propres à écarter les vers et autres insectes…»
[403] M. Maire (loc. cit., p. 61) donne 1 mètre pour la longueur maximum de cette portée; M. Guyot-Daubès (l'Art de classer les notes, p. 88), 1 m. 50.
[404] «Les rayons mobiles n'ont pour ainsi dire plus leur raison d'être dans une bibliothèque universitaire et même dans la plupart de nos bibliothèques de France, où les livres sont posés selon leur hauteur.» (Maire, loc. cit., pp. 61-62.) «Les rayons s'appuient, soit sur des crémaillères, ou, plus pratiquement et plus économiquement, sur des tasseaux fixés à demeure sur les montants.» (Guyot-Daubès, loc. cit., pp. 88-89.)
[405] Le docteur Graesel (loc. cit., p. 131) déclare que «l'emploi des rayons mobiles a été reconnu comme préférable à celui des rayons fixes… Ils sont, en effet, infiniment plus commodes, la mobilité des tablettes permettant, suivant les besoins, de diminuer ou d'augmenter leur hauteur sans aucune difficulté.» M. Éd. Rouveyre (loc. cit., 5e édit., t. I, p. 137) est d'avis qu'on doit «ne se servir de tablettes fixes qu'à la dernière extrémité… qu'il est toujours préférable d'adopter des tablettes mobiles».
[406] «Un homme de lettres ne devrait jamais déménager, même pour être mieux,» déclare nettement Restif de la Bretonne (Monsieur Nicolas, 5e époque, t. VIII, p. 15, note. Paris, Liseux, 1883). Il est certain qu'on ne profite bien de ses collections de livres et de notes qu'à la condition de parfaitement connaître leur place, et, par conséquent, de ne pas changer souvent cette place.—A propos de déménagements de livres, rappelons le curieux procédé imaginé par Antoine-Alexandre Barbier (1765-1825), bibliothécaire du Conseil d'État sous l'Empire. Ayant reçu l'ordre de l'Empereur d'enlever sans aucun retard les trente mille volumes de la bibliothèque du Conseil d'État et de les ranger dans un local peu éloigné, dont le rayonnage était déjà effectué, Barbier demanda cent vingt grenadiers «un peu intelligents», leur fit faire la chaîne, et, en deux jours, les trente mille volumes, passés de main en main tout le long de la chaîne, se trouvèrent transportés dans leur nouvelle résidence et remis exactement aux mêmes places qu'ils occupaient dans l'ancienne. (Cf. Constantin, loc. cit., p. 46.)
[407] Il est même plus pratique et plus simple de percer ces trous, non dans les montants mêmes, mais le long de bandes de bois, analogues à celles des crémaillères, mais un peu plus épaisses, pour que les trous aient une profondeur suffisante (de 1 à 2 centimètres), et qu'on adapte ensuite, comme précédemment, aux deux bords intérieurs de chaque montant.
[408] Graesel, loc. cit., p. 134.
[409] L'emploi des échelles et escabeaux présente de continuels inconvénients, voire de graves dangers, surtout lorsque les parquets sont cirés. Parmi les savants morts des chutes qu'ils ont faites dans leurs bibliothèques, on cite le célèbre bibliothécaire de Dresde F. A. Ebert (1791-1834) (cf. Graesel, loc. cit., p. 15); le marquis de Morante, bibliophile espagnol (1808-1868) (cf. Fertiault, les Légendes du livre, pp. 64 et 193); «le zélé Rover, mort à quatre-vingt-deux ans, d'une chute qu'il fit en prenant un de ces volumes au milieu desquels il passa sa vie dans la plus sauvage retraite» (Mouravit, loc. cit., p. 136, note 2); etc.