[450] En Angleterre et en Amérique, on écrit généralement en un mot Mackain, Maclaurin, etc., comme Mackenzie, Macdonald, Macaulay, etc. (Cf. Encyclop. britannica.)
[451] Ainsi M. J. Cousin (loc. cit., p. 44) écrit Van Mons (avec un V majuscule) et place ce nom à la lettre V; et van Aelbroeck et von Schlegel (avec des v minuscules), qu'il place respectivement aux lettres A et S. Il écrit de même De Bry (avec un D majuscule, pourquoi?), et classe ce nom à la lettre D, tandis que de Bris, de Bar, etc., se classent à Bris (de), Bar (de), etc. M. E.-D. Grand (Grande Encyclop., art. Bibliographie, t. VI, p. 615) est d'avis que «la particule néerlandaise van, analogue au von allemand, doit être rejetée après le nom: par une anomalie singulière, elle est classée avant le nom, d'après les règles de la Bibliothèque nationale, qui porte, par exemple, [van Praet] à Van Praet, au lieu de Praet (van)». A propos du classement alphabétique des noms d'auteurs, le docteur Graesel déclare très justement (loc. cit., p. 247): «C'est là une source de discussions infinies, et le nombre des cas douteux qui peuvent se présenter est tellement considérable qu'il nous serait impossible de les examiner tous, même superficiellement, sans donner à ce chapitre une étendue démesurée, et sans risquer de nous perdre dans des détails par trop minutieux».
[452] Loc. cit., p. 24.
[453] Plusieurs bibliographes n'hésiteraient pas à préférer ici l'ordre chronologique à l'ordre alphabétique.
[454] Instructions élémentaires et techniques pour la mise et le maintien en ordre des livres d'une bibliothèque, p. 22. Cet opuscule, auquel nous avons déjà eu recours à plusieurs reprises, est un des meilleurs guides qu'on puisse consulter sur la question qui nous occupe, et nous le suivons ici presque mot à mot et pas à pas. Voir aussi l'Instruction générale relative au service des bibliothèques universitaires, du 4 mai 1878, ap. Maire, loc. cit., pp. 425-449.
[455] L. Delisle, loc. cit., p. 24. C'est à tort que M. Maire, loc. cit., p. 129, dit qu'«on peut adopter deux méthodes pour les noms de saints», et classer indifféremment saint Paul, par exemple, à Paul (saint) ou à Saint Paul. En suivant ce dernier mode, certaines confusions pourraient se produire: saint Simon, apôtre, classé à Saint Simon, se confondrait (à part le trait d'union) avec Saint-Simon, historien; saint Victor, martyr, avec Saint-Victor, littérateur et critique; saint Martin, évêque de Tours, avec Saint-Martin, orientaliste; etc. Rappelons d'ailleurs ici ces deux règles typographiques: 1o «Les mots saint et sainte ne prennent ni majuscule ni trait d'union quand ils se rapportent aux personnages eux-mêmes;» 2o «Les noms composés qui désignent des pays, des villes, des rues, des églises, etc., prennent des traits d'union entre tous leurs mots». Ainsi on écrit: le martyre de saint Pierre, et l'église Saint-Pierre; le supplice de sainte Catherine, et les tours de Saint-Sulpice; les villes de Saint-Valery-sur-Somme et de Bar-le-Duc; l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, la rue Vieille-du-Temple, l'église Saint-Louis-des-Français, etc., etc. Seuls, et seulement d'après quelques marches typographiques, les noms composés étrangers font exception: New York, San Francisco, Civita Vecchia, etc. (Cf. Leclerc, loc. cit., pp. 134, 136 et 149;—Tassis, loc. cit., pp. 42-43;—Desormes, Notions de typographie, p. 309;—Règles typographiques… Hachette, pp. 35-36;—etc.)
[456] L. Delisle, loc. cit., p. 25.
[457] Nombre d'écrivains, considérant ici Bernardin, non comme nom de baptême, mais comme nom de famille, écrivent: Bernardin De Saint-Pierre, et classent par conséquent ce nom à la lettre B: cf. Sainte-Beuve, Caus. du lundi, t. dernier, Table, art. Bernardin de Saint-Pierre;—Larousse, Grand Dictionn., art. Bernardin de Saint-Pierre;—etc.
[458] Cf. Constantin, loc. cit., p. 125; et L. Delisle, loc. cit., p. 31.
[459] On en trouve la liste dans Quérard, Bibliographie Voltairienne, et dans Larousse, Grand Dictionn., art. Pseudonyme.