Aussitôt ils les entourèrent, et l'un d'eux appuyant son fusil sur la poitrine de M. de Kardigân, lui dit:
—Citoyen, crie: Vive la République!
Le vieux gentilhomme fit faire un bond terrible à son cheval.
Aussitôt vingt fusils s'abattirent, prêts à le tuer.
Mais le marquis avait fait un signe énergique à Aubin.
Tous les deux enfoncèrent leurs éperons dans le ventre de leurs chevaux, qui sautèrent la barricade avec rage.
Alors M. de Kardigân souleva son chapeau, et découvrant ses cheveux blancs, où se jouaient de lumineux rayons de soleil:
—Vive le Roi! dit-il lentement.