Henry de Puiseux ne perdait pas de vue madame de Sergaz, non qu'il fût attiré invinciblement vers cette radieuse beauté. Mais à une époque comme celle-là, il fallait se méfier de tout et de tous.

Il attendait avant de juger.

—Votre discrétion est trop naturelle, monsieur, pour que je puisse m'en offenser. Veuillez prendre connaissance de la lettre de M. de Rieux. M. votre père étant mort, c'est à vous que je dois la remettre.

Madame de Sergaz tendit la lettre à Henry. Il avait correspondu avec M. de Rieux et il connaissait son écriture.

—Vous permettez, madame? dit-il,

—Je vous en prie, monsieur.

Il décacheta et lut.

C'était une lettre de recommandation très-chaude. M. de Rieux priait son vieil ami, M. de Puiseux, de rendre à madame de Sergaz tous les services que celle-ci pouvait réclamer de lui.

—Le fils fera ce que le père eût été heureux de faire, madame, dit
Henry en saluant la baronne. Que désirez-vous?

—L'adresse de M. Berryer et de M. Hyde de Neuville, pour lesquels je suis porteur d'une lettre également.